En première ligne pour les sinistrés
Une fois par mois, Métro propose, en collaboration avec le Conseil jeunesse de Montréal, des portraits de jeunes inspirants.
Urbaniste à la Direction de la sécurité civile de la Ville de Montréal, Sarah-Maude Guindon est une jeune femme dynamique, soucieuse du bien-être de sa communauté.
L’implication sociale est une partie intégrante et essentielle de sa vie. C’est en 2012, en marge de ses études de maîtrise en gestion des mesures d’urgence à l’Université York de Toronto, qu’a commencé son aventure à la Croix-Rouge. Elle est aujourd’hui chef de l’unité d’intervention d’urgence de la section montréalaise de l’organisme humanitaire.
Quel a été votre cheminement en tant que bénévole à la Croix-Rouge?
Au début, j’étais affectée aux services d’aide aux sinistrés et, ensuite, j’ai joint l’unité d’intervention d’urgence. Notre rôle consiste à nous rendre sur les lieux des incendies résidentiels et à faire le lien avec les pompiers sur place. On rassemble les sinistrés et on s’assure qu’ils sont en sécurité. Ensuite, on s’assoit avec eux et on procède à l’évaluation de leurs besoins pour mieux identifier les services qu’on peut leur offrir. On prend le temps de parler avec eux, de les rassurer, de leur offrir de l’écoute et du réconfort dans ces situations difficiles. En janvier 2014, je suis devenue chef d’unité adjointe à l’unité d’intervention d’urgence. Et depuis mai dernier, je suis chef de l’unité. J’ai également eu la chance de faire un stage à la Croix-Rouge dans le cadre de ma maîtrise à Toronto.
Y a-t-il une intervention qui vous a particulièrement marquée?
Oui, une de mes premières. On était allés rencontrer une famille. On n’avait pas eu de détails sur ce qui s’était passé, et je pense que c’était volontaire, puisque la situation était délicate. Il y avait une petite fille qui semblait assez malheureuse. Elle ne souriait pas, elle ne parlait pas. À la Croix-Rouge, on a toujours des toutous pour les jeunes enfants. Pendant qu’on essayait de parler aux parents pour faire l’évaluation des besoins, j’en ai remis un à la petite fille. Ç’a été incroyable. Elle a littéralement bondi pour prendre son toutou. Elle le tenait en sautant et en souriant. C’était vraiment touchant de voir ça. Ça a eu un effet instantané. Je suis aussi allée à Lac-Mégantic trois semaines après le déraillement. On était affectés à l’aide au rétablissement des personnes et on rencontrait les résidants. Chacun avait son témoignage. C’était vraiment touchant de les écouter.
Qu’est-ce qui vous a retenue à la Croix-Rouge?
C’est une très belle organisation où on travaille en équipe. Les gens qui sont là sont vraiment intéressants. Chacun a son histoire, son parcours et sa volonté de s’impliquer. Et puis, j’aime beaucoup les principes de base de la Croix-Rouge. J’y adhère complètement. Et humainement, on sent réellement qu’on fait une différence rapidement.
L’émission Le bulletin de TCF, la Télévision communautaire de Montréal, a produit une version télévisuelle de ce reportage. Cette entrevue est disponible sur la page Facebook TCF – Le Bulletin.