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L’appel de la route

Red truck moving on a highway Photo: Métro

Comme plusieurs autres industries, celle du camionnage subit les contrecoups du vieillissement de la population. Conséquence? Un nombre impressionnant d’emplois devront y être comblés dans un avenir rapproché.

«Dans les 10 prochaines années, on estime qu’au moins 20 % de la force de travail actuelle prendra sa retraite. Nous aurons besoin de remplaçants», annonce Marc Cadieux, PDG de l’Association du camionnage du Québec (ACQ).

L’industrie du camionnage joue un rôle économique vital au Québec, avec un apport annuel de 3,7 G$. Près de 55 % des produits transportés au Québec le sont par camions. Les quelque 7 100 entreprises de camionnage réparties à travers la province emploient plus de 115 000 personnes.

«Il y a une panoplie de métiers possibles dans notre industrie. En plus des chauffeurs, nous avons besoin de mécaniciens, de gens spécialisés en logistique, en tarification, en gestion administrative, en service à la clientèle, en service de vente… Il y a tout un éventail de professions ouvertes», précise M. Cadieux.

Le besoin le plus criant se situe néanmoins du côté des chauffeurs et des mécaniciens. Dans la prochaine décennie, l’industrie devra combler près de 14 000 postes de camionneur.

Dans sa démarche de recrutement, l’ACQ se tourne vers les jeunes. «Nous voulons rappeler à ceux qui sont en train d’effectuer leur choix de carrière que nous avons des emplois qui les attendent», dit Marc Cadieux.

Toutefois, le message est lancé à tous. «Les gens en réorientation de carrière, les travailleurs immigrants, les personnes près de l’âge de la retraite… On a toujours de la place pour les gens de qualité dans notre secteur», ajoute-t-il.

Moi, camionneur?
Justin Campagna, 21 ans, est l’un de ces jeunes qui ont répondu à l’appel. Depuis trois ans, il sillonne les routes du Québec, du Canada et des États-Unis à bord de son camion. Employé du Groupe Trans West, une entreprise de Lachine, il adore son métier et y voit beaucoup d’avantages.

«Ce que je préfère, c’est la liberté. J’ai la chance de faire de la route, de visiter de nouveaux endroits, de voir de nouveaux paysages. C’est un privilège pour moi de me promener comme ça.» -Justin Campagna

De la route, Justin Campagna en a vu depuis ses débuts. De Terre-Neuve à Vancouver, du Québec à la Californie, il parcourt en moyenne 200 000 kilomètres par année.

Justin Campagna
Justin Campagna

À l’été 2014, son travail a été récompensé à l’occasion des Championnats provinciaux des chauffeurs professionnels, où il a terminé premier dans la catégorie cinq essieux. Un honneur qui lui a permis de représenter le Québec au niveau canadien de cette compétition annuelle.

Selon lui, certains traits spécifiques de sa personnalité lui ont permis de réussir dans son domaine. «Il faut être autonome, patient et pouvoir s’adapter à des horaires changeants.»

À cela, Marc Cadieux ajoute la maturité et le sens des responsabilités. «Un bon chauffeur comprend qu’on lui confie quelque chose et qu’il doit être vigilant pour le conduire à bon port de façon sécuritaire.»

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