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Militaires dans les CHSLD: Québec lève le ton et demande plus d’Ottawa

Le premier ministre du Québec, François Legault, accentue la pression sur le gouvernement Trudeau. Il réitère qu’un «minimum» de 1000 soldats doit être maintenu dans les CHSLD jusqu’au 15 septembre, pour combler le manque de personnel. Actuellement, 750 militaires s’y trouvent toujours, mais seulement 400 sont dans les milieux de soin, alors qu’ils étaient plus de 1300 à la fin mai.

«Je ne comprends pas le ratio», a martelé jeudi le chef de la CAQ. Il presse Ottawa de garantir que les 350 superviseurs restants, qui travaillent à l’extérieur des CHSLD, soient rapidement envoyés en renfort sur le terrain. «On demande que plusieurs superviseurs aillent dans les CHSLD, car ce sont surtout des bras dont on a besoin», illustre-t-il.

Selon M. Legault, le problème n’en est pas un d’argent, mais surtout de choix politiques. Il soutient que la situation demeure encore très «difficile» dans les résidences pour aînés. Quelque 218 d’entre elles étaient toujours infectées, pour un total de 1126 résidents, en date de jeudi.

«On veut avoir 10 000 nouveaux préposés dans les CHSLD. Il y a une formation qui commence lundi, jusqu’au 15 septembre. D’ici là, ça va rester difficile. On a besoin des gens qui sont là, incluant les soldats.» -François Legault, premier ministre du Québec

Plus de 80 000 candidatures ont été reçues pour la nouvelle formation de préposés aux bénéficiaires, rémunérée à 21$/heure. Pour ne pas surcharger le réseau privé et intermédiaire, le gouvernement n’exclut pas de retarder certains échéanciers. «Il n’est pas impossible qu’un certain nombre de personnes suivent une formation dans un deuxième temps, pour ne pas nuire aux opérations dans les trois prochains mois», a fait savoir M. Legault.

Des confinements «localisés»?

Alors qu’une deuxième vague de propagation n’est pas impossible cet automne, le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, soutient pour sa part qu’un retour à un «confinement total» est peu probable, surtout en ce qui concerne la fermeture de secteurs essentiels.

«On en a appris davantage sur le virus, et ce qui se passe chez les enfants notamment.» -Le Dr Horacio Arruda, selon qui le Québec a «tiré des leçons» qui lui permettra de ne pas revivre les mêmes phénomènes d’éclosion

Cela dit, si un deuxième confinement devait survenir, il le serait beaucoup plus par régions, selon le Dr Arruda. «Plutôt que le faire pour tout le Québec, on aurait des confinements localisés. Ça va dépendre de beaucoup d’éléments toutefois. Plusieurs scénarios sont regardés. On essaie de voir comment ça se passe ailleurs dans le monde aussi», assure-t-il.

L’expert de santé publique a également commenté le certain «relâchement» observé par plusieurs experts, ces derniers jours, au niveau du respect des mesures sanitaires. «De la même façon que les commerces vont rouvrir de façon différente, on se doit aussi d’essayer de suivre les consignes, par respect pour les travailleurs de la santé, et ceux qui sont morts», témoigne M. Arruda. Il dit vouloir revenir à une «certaine normalité, mais transformée».

Pas de «chèque en blanc»

Plus tôt, jeudi, Ottawa soutenait que l’aide de 14 G$ qui sera offerte aux provinces pour la relance économique ne sera pas «chèque en blanc», en ce sens qu’elle viendra avec certaines exigences. L’investissement fédéral a surtout pour but de financer l’achat d’équipements de protection.

«Ce sont des choses très concrètes. Et si on est en train d’investir 14 milliards de dollars, les Canadiens s’attendent à ce que, à travers le pays, tous les Canadiens aient ces protections de base.» -Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Appelé à réagir sur le sujet, François Legault a semblé prendre un ton défensif.

«Il n’est pas question qu’on cède le contrôle de la stratégie de dépistage et d’approvisionnement, tranche-t-il. Que le gouvernement fédéral se fasse une réserve pour aider les provinces, c’est une chose. Mais s’il veut s’en mêler et que ça fasse partie du montant qu’on reçoit, il y a un problème», martèle-t-il.

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L’aide financière pour les aînés arrivera le 6 juillet, confirme Trudeau

Le premier ministre Justin Trudeau a confirmé jeudi que les chèques d’aide financière pour les aînés pouvant aller jusqu’à 500$, promise il y a quelques semaines déjà, commenceront à arriver dès le 6 juillet prochain.

«Alors qu’on envisage la reprise, on ne peut pas oublier que nous ne sommes pas tous dans la même situation», a indiqué l’élu fédéral dans un point de presse, appelant les aînés à «continuer de rester chez eux, autant que possible».

Cette contribution financière s’étendra en deux temps; d’abord, un premier paiement unique «non imposable» de 300$ sera fourni à tous les prestataires de la Sécurité de la vieillesse (SV). Puis, une somme supplémentaire de 200$ sera réservée aux personnes recevant le Supplément de revenu garanti (SRG).

Ottawa, qui investit au total 2,5 G$ dans ce nouveau programme, estime que plus de 6,7 millions de personnes âgées pourraient être visées par l’aide, dont plus de deux millions qui pourraient toucher le montant maximal.

Mais la nouvelle ne fait pas que des heureux. Il y a quelques semaines, le réseau FADOQ, l’une des plus grandes organisations représentant les aînés au Canada, s’était dit déçu par la faiblesse du programme. Une hausse des prestations mensuelles, tel que promis par Justin Trudeau, aurait été bien plus pertinente, selon l’organisme. «Nous sommes également déçus que le gouvernement n’ait pas annulé les retraits obligatoires des fonds enregistrés de revenu de retraite (FERR) ni repoussé à 75 ans l’âge à partir duquel il est obligatoire de convertir les régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER) en FERR», avait dit le groupe.

Le Canada «continue de progresser»

Alors que la santé publique fédérale doit publier sous peu de nouvelles projections sur la propagation de la COVID-19 au pays, le premier ministre Trudeau a soutenu que la situation s’améliore au pays, malgré le fait que plusieurs défis demeurent.

«Les données nous montrent que nous continuons de progresser contre ce virus. Dans bien des collectivités, nous pouvons le retracer.» -Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Selon lui, le gouvernement est en train de «ralentir la progression» de la COVID-19, mais il n’est pas pour autant sorti du bois. «La situation demeure grave, surtout dans les régions où on constate un grand nombre de nouveaux cas, dans les centres de soins de longue durée et les résidences pour aînés, a dit le chef libéral. Même si on commence à reprendre nos activités, on doit resserrer d’autres mesures, comme le dépistage et la recherche de contacts».

Avec plus de 93 000 cas confirmés de coronavirus, le Canada devrait bientôt atteindre le cap symbolique des 100 000 infections. Tout près de 7500 personnes sont décédées des suites de la maladie, jusqu’ici.

En ce qui concerne les militaires dans les CHSLD, Ottawa refuse toujours de confirmer si leur présence sera prolongée. Le gouvernement Legault, lui, espère une annonce rapide de l’extension de leur séjour, qui doit jusqu’ici se terminer le 12 juin. «Les discussions se poursuivent avec le gouvernement du Québec», a assuré M. Trudeau jeudi.


Un silence qui fait jaser

Le long silence de 21 secondes qu’avait pris Justin Trudeau en début de semaine, alors qu’il était interrogé sur la gestion des manifestations antiracistes par l’administration Trump, continue de faire couler beaucoup d’encre. Le premier ministre a dû répondre à plusieurs questions sur le sujet jeudi.

«Je pense que tout le monde regarde la situation aux États-Unis avec beaucoup de préoccupations et d’inquiétudes», a-t-il lancé, réitérant que sa responsabilité comme premier ministre est de «défendre les intérêts» des Canadiens.

Dans les derniers jours, plusieurs députés de l’opposition ont critiqué le chef du gouvernement pour son silence.

«Tout ça est l’objet d’un minutieux calcul, parce que quand il a pesé sur play, la cassette est partie. J’ai l’impression qu’il a passé 20 secondes à compter jusqu’à 20. Ça lui a donné l’avantage considérable de manger un cycle de nouvelles complet partout au Canada, et même un petit peu à l’étranger», avait dit le chef bloquiste, Yves-François Blanchet.

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Recevoir un travailleur à domicile pour un service d’urgence

Vous avez subi un dégât d’eau ou l’un de vos électroménagers nécessite une réparation immédiate? Si un professionnel doit se présenter à domicile pour un service d’urgence, certaines mesures préventives s’imposent pour assurer à la fois la santé de sa famille et celle du travailleur.

Avant

Si l’un des membres de la famille a reçu un diagnostic de la COVID-19 ou présente des symptômes pouvant y être associés (toux, fièvre, etc.), il est primordial d’en informer l’entreprise lors de la prise de rendez-vous afin que le travailleur puisse se préparer adéquatement.

Pendant

Durant toute la visite, il faut limiter les contacts entre les occupants du logement et le professionnel. Par exemple, une seule personne doit être désignée pour interagir avec le réparateur – en respectant toujours la distanciation sociale. Les autres membres de la famille doivent se regrouper dans une pièce fermée le temps de l’intervention. De plus, la personne responsable doit ouvrir elle-même toutes les portes et lumières afin de réduire le nombre de surfaces touchées par le travailleur et, par le fait même, limiter les risques de contamination.

Des papiers à signer? Une fois de plus, il faut utiliser un crayon personnel et demander à ce que les documents soient déposés sur une surface propre plutôt que transmis de main à main. Les personnes à risque vivant seules se voient dans l’obligation d’accueillir eux-mêmes le travailleur. Dans ce cas précis, il faut se couvrir entièrement la bouche et le nez avec un masque ou un linge propre pendant la visite du travailleur.

Après

Une fois le travailleur à domicile parti, toutes les surfaces qu’il a touchées doivent être désinfectées, et le membre de la famille responsable de la visite doit se laver les mains soigneusement.

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Coronavirus : la cohue chez les agences de voyages

Au temps du coronavirus, c’est la cohue chez les agences de voyages de Montréal. Celles-ci font face à deux défis : assurer dans les meilleurs délais le rapatriement des voyageurs montréalais encore à l’étranger et faire face à une vague d’annulations de croisières et de vols vers des destinations vacances.

Les conseillers en voyage y vont au cas par cas. Chaque dossier ayant ses particularités.

La majorité des clients reçoivent des crédits-voyages, mais certains grossistes commencent à verser des remboursements.

«Actuellement, nous sommes très occupés. Une partie de notre clientèle est composée de comptes de missions humanitaires à l’étranger. Très souvent, les travailleurs humanitaires sont situés à trois ou quatre heures de l’aéroport, voire beaucoup plus. Dans l’un des cas, il a fallu revoir les conditions de retour quatre fois pour le même rapatriement», explique Audette Thomas, copropriétaire du Club Voyages Malavoy, de la rue Beaubien Est à Rosemont.

Lors de l’entrevue réalisée, elle est son équipe de conseillers en voyage œuvraient dans un contexte de course contre la montre, de plus en plus de pays annonçant qu’ils fermeraient leurs frontières dans les jours suivants, alors que les compagnies d’aviation annulaient un nombre croissant de vol.

Une situation que partage l’équipe de Sylvie Moscatel, directrice de Voyages en direct Anjou, agence située à l’extrémité est de la rue Beaubien. Elle précise que de son côté : «nous sommes  très, très occupés depuis que le premier ministre Legault a décrété la fermeture des écoles et que le premier ministre Trudeau a dit aux gens de ne plus voyager. Nous sécurisons nos clients et nous leur rappelons les directives concernant la mise en quarantaine applicable lorsqu’ils seront de retour».

Par ailleurs, Mme Thomas indique que des personnes ayant acheté leurs forfaits vacances ou leurs billets d’avion sur Internet ou directement auprès de transporteurs aériens appellent à l’agence pour obtenir de l’aide. «Nous leur disons non. Depuis quelques semaines, les changements surviennent très rapidement. Nous sommes surchargés. Nous nous occupons de nos clients.»

Elle croit aussi que la crise des transports découlant de la pandémie de COVID-19 changera le portrait dans l’industrie du voyage.

Conseiller aux clients de ne pas partir

Mme Moscatel souligne que la propriétaire de l’agence qu’elle dirige, Marie Éthel Bouchard, a vécu la crise aérienne découlant de l’attentat du 11 septembre 2001. Celle-ci a vu venir ce qui allait arriver.

«Notre agence vend beaucoup de voyages de groupe et de croisières. Depuis plusieurs jours, nous ne vendions plus de voyages. Devant l’évolution de la situation mondiale, on déconseillait aux clients de partir».

Sécurité des conseillers

Afin d’assurer la sécurité de leur personnel, les bureaux des deux agences sont fermés au public depuis l’ordre de distanciation sociale.

«On ne reçoit plus personne dans le bureau,. On fait le suivi avec les clients par téléphone ou par courriel. Les gens comprennent la situation», rapportent Mmes Moscatel et Thomas. Actuellement, comme les agences ne vendent pas. Il n’y a pas de rentrées d’argent. Voyages en direct Anjou compte une soixantaine d’agents extérieurs. «On souhaite que les mesures gouvernementales de sécurité financière couvriront les conseillers», espère Mme Moscatel.

 

 

 

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Coronavirus: le tournage de District 31 interrompu

Le tournage de la populaire série District 31 a été interrompu, hier, par crainte du coronavirus.

Selon un communiqué de l’Union des artistes (UDA), les membres de l’Alliance québécoise des techniciens et techniciennes de l’image et du son (AQTIS) ont refusé de poursuivre le travail pour des raisons de sécurité.

Des équipes de l’UDA, qui représentent les comédiens, ont été déployés sur plusieurs plateaux de tournage afin de s’assurer que les conditions de travail soient sécuritaires.

«Or, selon certains témoignages, il semblerait que ce ne soit pas toujours le cas», écrit le syndicat.

Les consignes de sécurité imposées par le gouvernement pourraient avoir un impact important sur l’industrie télévisuelle.

Selon l’UDA, conserver une distance sécuritaire d’un mètre entre les individus signifie «aucun maquillage, aucune coiffure, aucune retouche avant chaque prise de caméra. Cela veut aussi dire de respecter la distance d’un mètre dans la mise en place ainsi que dans le tournage de chaque scène.»

Selon Radio-Canada, la décision de poursuivre ou non le tournage de District 31 sera prise aujourd’hui, en soirée.

Il reste neuf jours de tournage pour boucler la quatrième saison de la série.

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Coronavirus: le Conseil du patronat du Québec propose trois axes d’intervention pour les entreprises

Face à la pandémie de la COVID-19, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) suggère aux entreprises trois axes d’intervention : la santé-sécurité du milieu de travail, la non-exposition des employés et des clients à la contamination et la continuité des opérations.

Pour Yves-Thomas Dorval, président et chef de la direction du CPQ, la première responsabilité de l’entreprise face au COVID-19 est d’assurer la santé-sécurité du milieu de travail des employés en suivant les recommandations de la Direction de la santé publique.

«On doit appliquer les directives d’isolement aux employés qui reviennent de l’étranger et à ceux qui ont des symptômes. On doit aussi éviter de tenir des activités qui mettent en contact le personnel avec une source possible de contamination. Il faut agir de manière responsable», indique-t-il.

M. Dorval encourage d’ailleurs les propriétaires et les gestionnaires d’entreprises de toutes les tailles à consulter les plateformes des gouvernements du Canada et du Québec pour trouver des informations détaillées aux questions des cadres et des employés. Dans cet optique, le CPQ a créé une section COVID-19 sur son site cpq.qc.ca afin d’accompagner ses membres dans la gestion de la crise. Mis à jour quotidiennement, les employeurs y trouveront des divers renseignements utiles.

Afin de ne pas exposer leurs clients et leurs employés à une source de contamination, les entreprises doivent communiquer les meilleurs pratiques à leur personnel et les encourager, lorsque cela est possible, à opter pour le télétravail, les visioconférences, et les discussions téléphoniques avec les clients et les fournisseurs. «Les fournisseurs de technologies de l’information jouent un rôle important dans ce contexte».

La gestion des employés infectés est un point important que l’on soit une petite ou une grande organisation. Dans ce cas, M. Dorval invite les employeurs à contacter la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNECSST).

Continuité de services

L’élaboration et la mise en place d’un plan de continuité de service est un élément crucial afin que l’entreprise, qu’elle soit privée, communautaire ou coopérative, poursuive ses opérations et son offre de biens ou de services.

«Pour assurer la continuité, il faut identifier les activités essentielles, assurer les priorités visant certaines opérations, gérer les absences et la répartition du personnel en poste, sécuriser l’apport des fournisseurs ainsi que l’accès aux marchés. On peut étudier de possibles partenariats avec d’autres entreprises que ce soit pour assurer un apport de personnel d’appoint ou pour de la sous-traitance», explique le président et chef de la direction du CPQ,

L’établissement du plan de continuité fournit l’occasion de regarder comment l’entreprise pourrait contribuer à soulager les problèmes de sa clientèle. «Par exemple, en ce qui touche à la circulation des produits sur ses tablettes ou à la fourniture de services bien adaptés à la situation».

Pour des mesures simples et adéquates

L’organisme patronal insiste pour que les informations puissent être facilement relayées aux 70 000 employeurs en lien avec le CPQ.

Par ailleurs, des mesures adéquates de soutien au revenu contribueront à assurer que les employés infectés ou de retour de voyage respectent la quarantaine. Les gouvernements devraient aussi favoriser le rappel des nouveaux retraités, mais sans pénalisation fiscale ou réglementaire pour les retraités ou leur employeur.

La simplicité des demandes d’aide ainsi qu’un court délai de mise en place et de traitement sont aussi des éléments que l’organisme privilégie tant pour les mesures d’aide aux travailleurs que pour celles destinées aux entreprises.

M. Dorval croit qu’une réduction de la taxe sur la masse salariale pourrait être une bonne mesure durant la crise. «Dans les conditions de prêts de soutien aux entreprises affectées, les gouvernements doivent faire attention à ne pas favoriser l’endettement de celles-ci.»

Travailleurs saisonniers : qu’arrivera-t-il?

Le printemps est à nos portes et les activités reprendront dans les milieux de l’agriculture et des pêcheries.

La question des travailleurs saisonniers se pose pleinement avec la fermeture des frontières aux personnes en provenance d’autres endroits que de l’Amérique du Nord. Une préoccupation que se partagent l’Union des producteurs agricoles et le Conseil du patronat.

«Il ne doit pas y avoir de délai indu dans le traitement des demandes des agriculteurs, car il faut prévoir la mise en quarantaine des travailleurs saisonniers à leur arrivée. Cela prend des dispositions spéciales pour les travailleurs saisonniers. La prolongation des contrats des travailleurs étrangers qui sont en fin d’engagement et qui sont encore au Canada doit être aussi envisagée».

 

 

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Solidarité et entraide face au COVID-19

Face à la pandémie de la COVID-19, des initiatives de solidarité émergent spontanément sur les réseaux sociaux. Des résidents du Sud-Ouest de Montréal soumettent leurs noms pour la garde d’enfants ou encore pour des commissions aux aînés et même la fabrication de pain frais.

Directrice au service linguistique chez un détaillant du centre-ville, Stéphanie Hawkins est forcée comme des milliers d’autres à travailler de chez elle pour les deux prochaines semaines.

«Je suggère de  faire une à deux miches par jour pour les familles ou individus dans le quartier», écrit-elle sur Facebook.

En 24 heures, la résidente de Pointe-Saint-Charles a reçu plus d’une centaine de messages de félicitations ainsi que trois commandes.

«En cette période d’incertitude, c’est un temps pour s’entraider et non pour se regarder le nombril», affirme la jeune femme de 27 ans qui souhaite livrer elle-même ses pains, en prenant les précautions nécessaires, dont le port d’un masque et de gants.

Habitant le quartier depuis seulement deux ans, elle veut continuer la tradition de solidarité qui prévaut à Pointe-Saint-Charles.

«Il y a ici un grand sentiment d’appartenance et c’est pour cette raison que j’ai envie de m’engager», évoque Mme Hawkins.

Papas en action

À L’Île-des-Sœurs, des bénévoles de l’organisme Les Papas en action offrent leurs services aux aînés du Sud-Ouest.

«Les autorités recommandent aux personnes âgées de 70 ans de limiter leurs déplacements. S’ils ont besoin d’une course comme livrer un document ou poster une lettre, on le fait à leur place», explique Marc Patenaude, un professeur d’éducation physique.

Cet après-midi, celui-ci est allé porter des masques et des gants à quelques aînés du quartier qui en avaient grandement besoin.

Un groupe de cyclistes est aussi en train de s’organiser pour venir en aide aux groupes communautaires de différents quartiers.

«On n’a jamais vu une crise semblable», dit l’un des membres, Mathieu Murphy-Perron.

Plus tôt dans la journée de lundi, un cycliste est allé porter un thermomètre à une jeune femme, confinée à son logement, qui présentait des symptômes du coronavirus. L’objet a été laissé devant la porte de la requérante.

Ce résident de Pointe-Saint-Charles précise qu’en ces temps difficiles, plusieurs font preuve de solidarité.

«Une personne a même partagé son compte Netflix à quelqu’un qui en fait la demande. Des bénévoles se proposent de manger en FaceTime avec des gens retenus chez eux en quarantaine», fait valoir M. Murphy-Perron.

Sur les réseaux sociaux, il y a aussi plusieurs propositions d’enseignants ou travailleuses en garderie, en congé forcé, qui affichent leurs services aux travailleurs de la santé afin de garder leurs enfants.

Dimanche, le gouvernement Legault a annoncé que des services de garde spéciaux sont offerts au personnel des services essentiels, comme les pompiers, les policiers et ceux du domaine de la santé, jusqu’au 27 mars.

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