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Concertation Saint-Léonard intensifie ses efforts pour lutter contre la COVID-19

Alors que le nombre de nouveaux de cas de COVID-19 décline plus lentement à Saint-Léonard qu’ailleurs, des organismes communautaires ont mené un blitz de sensibilisation. À l’approche du déconfinement estival, plus de 10 agents étaient mobilisés pour faire du porte-à-porte et aller à la rencontre des personnes présentes dans les parcs.

L’opération a été lancée le samedi 22 mai par Concertation Saint-Léonard, en partenariat avec le CIUSSS de l’Est-de-l’Île de Montréal, l’arrondissement de Saint-Léonard et la Croix-Rouge canadienne. Elle s’inscrit dans le cadre du plan COVID Saint-Léonard et se tiendra tous les jours jusqu’à la fin du mois de juin.

Le lancement de l’activité s’est fait en début d’après-midi au parc Pie XII, où une distribution de masques et de gels désinfectants dans une station fixe a été assurée durant tout le reste de la journée.

Des équipes d’agents de sensibilisation sont allées rencontrer les usagers des parcs pour leur communiquer toutes les informations nécessaires par l’intermédiaire d’un bulletin de ressources.

«Il contient tous les organismes capables d’offrir un soutien aux familles de notre communauté. Celles-ci pourraient par exemple avoir besoin de se faire dépister, de prendre un rendez-vous pour le vaccin ou d’une aide alimentaire, ou peut-être même des besoins de dépannage particulier durant leur quarantaine», explique Françoise Alexandre, la coordinatrice du projet pour Concertation Saint-Léonard.

Parallèlement, d’autres brigades se sont déplacées dans des centres commerciaux et les stations de métro du secteur, ainsi que les résidences avoisinantes pour effectuer de la sensibilisation sur l’application des mesures sanitaires, la vaccination et le dépistage.

«Ça prend la collaboration de chacun pour lutter contre le virus, chacun doit faire sa part. Ce n’est pas seulement le travail de la Santé Publique, mais de tous puisque tout le monde est affecté par la situation» -Françoise Alexandre, coordinatrice du plan COVID Saint-Léonard.

Annonces polyglottes

Un camion crieur était également présent sur place afin de diffuser des messages de prévention dans les secteurs entourant le parc Pie XII et le parc Ferland. 5 langues ont été choisies pour diffuser ces recommandations: le français, l’anglais, l’arabe, le créole haïtien et l’italien.

«Ces 5 langues ont été identifiées à partir de notre outil de collectes de données grâce auquel nous avons déterminé que ces langues-là étaient les plus parlées dans la communauté léonardoise», affirme Françoise Alexandre.

Parmi les efforts déployés, l’accent est mis sur l’aide aux aînés, personnes les plus vulnérables au virus dont la présence est importante dans l’arrondissement.

«Les aînés sont notre priorité. Nous assurons leur transport vers les sites de vaccination ou les centres de dépistage avant de les ramener chez eux.»

Du soutien psychologique est également offert avec la ligne téléphonique tenue par le Centre du Réseau d’Entraide des Ainés à Saint-Léonard (CREASL). Concertation Saint-Léonard offre aussi des prises en charge pour les rendez-vous qui doivent s’effectuer en ligne pour les aînés.

Alors que le nombre de cas positifs dans l’arrondissement de Saint-Léonard pour la semaine se terminant le 17 mai a connu une hausse de 16% par rapport à la semaine précédente, la couverture vaccinale était de seulement 39,7% en date du 16 mai. Celle du Québec était estimée à 51,4% au 20 mai.

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Vaccin: 43 millions de doses d’ici la fin juin

Le Canada devance ses prévisions de livraisons de vaccin et annonce que 43 millions de doses seront livrées d’ici la fin juin, lors d’un point de presse sur la réponse du gouvernement fédéral à la pandémie de COVID-19.

Cette semaine 3,2 millions de doses de vaccin, incluant celles de Pfizer, Moderna et les 1,5 million de doses AstraZeneca, seront livrées.

«Avec plus de 9 millions de doses, c’est plus que les 6 millions que le Canada espérait pour le premier trimestre», indique la ministre des Services publics et approvisionnement, Anita Anand.

«Le Canada est prêt. Combiné avec les autres vaccins approuvés, le Canada est en bonne voie pour recevoir au moins 43 millions de doses d’ici la fin du mois de juin» –  Anita Anand, ministre des Services publics et approvisionnement

Le gouvernement accélère son approvisionnement en doses de vaccins approuvées par Santé Canada et prévoit de plus en plus de doses d’ici la fin juin. L’objectif est «d’assurer que chaque Canadien qui souhaite se faire vacciner» puisse le faire d’ici la fin de l’été.

«Chaque semaine d’ici la fin du mois de mai, le Canada recevra au moins 1 million de doses du vaccin Pfizer-Biontech, cela passera à 2 millions dès juin» – Anita Anand, ministre des Services publics et approvisionnement

En plus des doses supplémentaires provenant de Pfizer-Biontech, 1,5 million de vaccins AstraZeneca sont actuellement en route vers le Canada et 4,4 M supplémentaires sont prévues d’ici la fin du mois de juin.

Le variant B117 inquiète

Concernant la situation actuelle, le premier ministre souligne que la vaccination de masse fait une différence mais note tout de même que les hospitalisations sont à surveiller.

«Le plus inquiétant, c’est l’augmentation du nombre et la proportion du variant Britannique (variant B117) qui représente 90% des cas de variant» – Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada

Le variant britannique est décrit comme un variant augmentant le risque de «maladies graves». Au cours de la semaine dernière, la Dre Tam indique avoir enregistré une augmentation de 64% des nouveaux cas de variants.

Le variant britannique représente 90% des cas de variant sur les 9000 cas de variant enregistrés à ce jour au Canada.

Ces augmentations se répercutent dans les hôpitaux. La Dre Tam note une tendance à la hausse de la prise en charge de personnes atteintes de la Covid-19 mais aussi des maladies graves et critiques. «Au cours de la semaine dernière, une moyenne de 2200 personnes ont été traitées chaque jour dans nos hôpitaux, c’est une augmentation de 6% par rapport à la semaine précédente. Parmi ces patients plus 660 ont été traitées dans des unités de soins intensifs, soit une augmentation de 14%».

La transmission de la Covid-19 est en constante augmentation depuis plusieurs semaines, analyse l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, Theresa Tam. «Au cours de la semaine dernière, une moyenne de plus de 4600 nouveaux cas et 26 décès ont été enregistrés».

970 000 cas dont 22900 décès ont été signalés au Canada depuis le début de la pandémie.

À ce jour, aucun cas de thrombose en lien avec l’administration du vaccin d’AstraZeneca n’a été signalé au Canada. Le Comité consultatif national d’immunisation (CCNI) a recommandé une mesure de précaution pour les populations de 55 ans et moins.

Hier, le Québec a suspendu l’administration du vaccin d’AstraZeneca pour les moins de 55 ans, après qu’un comité scientifique fédéral ait suggéré que l’administration du vaccin soit suspendue chez certaines populations.

Justin Trudeau appelle à la prudence avec notamment les fêtes religieuses qui arrivent, la Pâques juive et chrétienne et le ramadan. «Dans la dernière année, on a vu les cas augmenter après d’autres congés similaires comme celui de l’Action de grâce ou Noël. Il faut éviter les rassemblements», explique-t’il.

«Avec les cas dans les écoles et les nouveaux variants, il ne faut pas baisser la garde» – Justin Trudeau, premier ministre du Canada

En visite ce matin dans une clinique de vaccination à Ottawa, le premier ministre s’est réjouit que les gens viennent se faire vacciner et a appuyé sur l’importance des travailleurs de première ligne et les bénévoles qui participent à la campagne de vaccination.

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Pandémie: bond des échecs au deuxième cycle du secondaire

La pandémie a entraîné une augmentation des échecs parmi les élèves au deuxième cycle du secondaire, à l’école un jour sur deux, selon les résultats préliminaires d’un coup de sonde mené auprès des directions d’écoles publiques de la région de Montréal.

Les écoles avaient jusqu’au 5 février pour rendre les premiers bulletins des élèves montréalais depuis le début de la pandémie.

Si le taux d’échec n’a pas beaucoup changé au primaire et pour le premier cycle du secondaire, il a augmenté à partir de la 3e secondaire, selon les premiers échos qu’a pu obtenir l’Association montréalaise des directions d’établissement scolaire (AMDES) auprès de ses membres.

«Ce sont des données encore très fragmentaires […],  mais on voit un écart avec la réussite habituelle à partir de la troisième secondaire, les niveaux où les élèves vont en classe un jour sur deux », note la présidente de l’AMDES, Kathleen Legault.

Des réussites fragiles

Au primaire et au premier cycle du secondaire, les taux de réussite restent stables.

Les résultats d’un échantillon de quelques établissements du Centre de services scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSSPÎ) montrent même qu’ils sont supérieurs aux années antérieures dans certaines écoles et dans certaines matières.

«On constate toutefois une baisse en mathématiques», écrit dans un courriel Valérie Biron, directrice des services corporatifs et des communications au CSSPÎ. Derrière les chiffres, il y a des élèves en difficulté, reconnaît Mme Biron.

«Les élèves forts restent forts et les élèves faibles restent en échec, mais il y a des élèves entre les deux dont la réussite a été fragilisée par la pandémie», explique Mme Legault.

Certaines écoles des milieux plus défavorisés sont plus touchées que les autres, mentionne-t-elle.

Elle explique que certains élèves n’avaient pas accès à la technologie au printemps. Ils demeurent coincés dans de très petits logements, sans endroit tranquille pour étudier.

Les directions d’écoles sont en recrutement pour offrir tutorat pour ces élèves, entre autres via la plateforme «Soyez présents» du gouvernement du Québec.

«Les résultats du premier bulletin ont confirmé quels élèves devaient être ciblés», mentionne Mme Legault.

Au moment d’écrire ces lignes, le Centre de services scolaire de Montréal n’avait pas répondu à nos demandes d’information.

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Itinérance: le couvre-feu sème l’inquiétude dans Hochelaga

L’imposition d’un couvre-feu sème l’inquiétude chez CAP St-Barnabé et CARE Montréal, les deux principaux organismes gérant des refuges dans Hochelaga-Maisonneuve.

«Un couvre-feu, comment on applique ça avec des gens qui vivent dehors?», demande le directeur de CARE, Michel Monette.

Même son de cloche de la part de la directrice des services cliniques et opérations de CAP St-Barnabé, Michelle Patenaude :

«J’ai souvent des usagers qui vont sortir dehors et qui vont rentrer à l’intérieur, parce qu’ils vont consommer de l’alcool et tout. Nous, c’est un stress de plus.»

Elle craint que certaines personnes préfèrent dormir dehors.

M. Monette et Mme Patenaude soulignent en revanche le travail des policiers du secteur, plutôt compréhensifs concernant la réalité de l’itinérance.

«Dans Hochelaga-Maisonneuve, de façon générale, les policiers sont cool et comprennent la situation, affirme M. Monette. Ailleurs à Montréal, je n’en ai aucune idée.»

Si le premier ministre François Legault a affirmé mercredi qu’il y a assez de places d’hébergement, les deux directeurs sont loin de partager cet avis. Pour les trois refuges du secteur, une moyenne d’une trentaine de personnes est refusée chaque soir.

«Quand on a écouté ça, tout le monde a réagi en disant « il se fout de notre gueule », raconte M. Monette en rigolant. Bien voyons donc, il n’a jamais été dans les refuges?!»

Les refuges sont pleins partout, selon lui.

«Dans l’est de Montréal, on est complet rapidement», ajoute Mme Patenaude.

Les fermetures de certains refuges à Montréal à la suite d’éclosions n’aident en rien la situation et augmentent le nombre d’itinérants se retrouvant sans lieu d’hébergement.

«Ces personnes-là, elles vont où?», demande Michelle Patenaude.

Le refuge de CARE Montréal a dû d’ailleurs revoir sa capacité à la baisse afin de respecter les règles sanitaires, passant de 60 à 30 lits.

«La majorité des organismes ont dû réduire leur capacité de 50 %», rappelle Mme Patenaude.

Du côté du refuge CAP St-Barnabé sur l’avenue Bennett, une aile a été ajoutée cette année afin d’accueillir un total de 45 personnes.

Pour ce qui est du refuge CAP-CARE situé à l’ancien YMCA d’Hochelaga, une centaine de lits sont disponibles.

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L’Hôpital de Verdun surchargé, les visites aux patients désormais interdites

L’Hôpital de Verdun n’autorise plus les visites en raison de la transmission communautaire active de la COVID-19, à l’exception des personnes en fin de vie ou des proches aidants. La situation est critique à l’urgence du centre hospitalier.

Les personnes en fin de vie peuvent toutefois recevoir des visiteurs même si l’Hôpital de Verdun n’autorise plus les visites. Seuls le conjoint et les enfants sont autorisés à leur chevet. Un maximum de deux personnes peut y être à la fois.

Certains patients peuvent également se voir attribuer deux proches aidants. Parmi ceux-ci, un seul peut rendre une visite à chaque tranche de 24h.

Tous les visiteurs sont accompagnés jusqu’à l’unité de soin du patient. Ils doivent porter le masque en tout temps, se laver les mains à l’entrée de l’hôpital, à l’unité de soin ainsi qu’à la sortie. Les déplacements sur l’étage sont à éviter et les durées des visites doivent être respectées selon les instructions de l’équipe de soins.

On compte à Verdun 226 nouveaux cas positifs à la COVID-19 depuis les deux dernières semaines. Le nombre de décès pour la même période est inférieur à 5.

Au-delà de la capacité

L’urgence du centre hospitalier déborde depuis plusieurs jours. En date du 6 janvier après-midi, le taux d’achalandage s’élevait à 131%. Un total de 34 patients se retrouvent sur des civières, soit 8 de plus que la capacité fonctionnelle. Parmi ceux-ci, 13 occupent une place depuis plus de 24 heures.

Les patients nécessitant des soins intensifs liés à la COVID-19 sont transférés vers d’autres établissements de santé. Il n’y a toutefois plus de «détournement» d’ambulance vers d’autres centres hospitaliers, comme c’était le cas temporairement avant Noël.

Les lits qui se retrouvent en zone chaude de l’hôpital sont presque tous occupés. En date du 5 janvier, on retrouvait 35 patients COVID hospitalisés sur la capacité d’accueil de 36 lits.   

En attente

Pour le moment, les résidents des Centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) de Verdun n’ont pas encore été vaccinés. Le processus sera entamé dans les prochains jours, avec l’objectif de finaliser la vaccination de tous les résidents du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal d’ici mercredi prochain.

Les résidents en CHSLD ou autre résidence équivalente ainsi que les travailleurs de la santé seront priorisés.

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COVID-19: les éclosions se multiplient dans le nord-est de Montréal

Les éclosions de COVID-19 se multiplient dans le nord-est de Montréal, si bien que le nombre de cas confirmés a augmenté de façon importante dans Montréal-Nord et Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles en une semaine.

Un total de 61 nouvelles éclosions se sont déclarées dans l’ensemble de la région montréalaise, dont plusieurs à Rivière-Prairies, Pointe-aux-Trembles et Montréal-Nord.

Selon la carte de la Direction régionale de la santé publique du 8 décembre, des éclosions sont survenues dans des écoles, des milieux de travail et dans le réseau de la santé.

Entre la semaine se terminant le 1er décembre et celle se terminant le 8 décembre, le nombre de cas confirmés est passé de 127 à 241 dans Montréal-Nord et de 156 et à 239 dans Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles.

Le taux de positivité a fait un bond dans l’ensemble de la région montréalaise. Aux alentours de 5% il y a un mois, il s’établit maintenant à 7,4%.  Dans Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles et dans Montréal-Nord, il est encore plus élevé (8% et 9%).

Une transmission communautaire diffuse

Alors que les éclosions surviennent en majorité dans les écoles à Saint-Léonard et dans les milieux de travail à Anjou, elles ne touchent pas un milieu en particulier dans Rivière-des-Prairies et Pointe-aux-Trembles.

«On parle de transmission communautaire. […] C’est vraiment diffus, dans plusieurs secteurs, autant en milieu de travail, dans les écoles dans les commerces », a commenté Caroline Bourgeois, mairesse de RDP-PAT,

Elle se désole de voir que son arrondissement n’est pas davantage épargné par la deuxième vague que la première.

«C’est très inquiétant, on doit rester prudents, on doit réduire nos déplacements, réduire les rassemblements et les attroupements, c’est capital», prévient-elle.

Les gens sont respectueux des règles sanitaires, remarque de son côté Will Prosper, de l’organisme Hoodstock, dans Montréal-Nord.

«La densité de la population et les endroits où les gens travaillent font en sorte que les gens sont plus à risque [que dans d’autres quartiers], même s’ils prennent des précautions», souligne-t-il.

«Ce n’est pas surprenant. On se doutait que ça allait augmenter avec le retour à l’école et du temps froid. » -Will Prosper, cofondateur de Hoodstock

Des résidences pour aînés sous haute surveillance

La COVID-19 recommence à frapper les milieux de vie pour aînés au Québec, entre autres dans Montréal-Nord et Pointe-aux-Trembles.

Les résidences Harmonie Nature, Château Beaurivage et Au Fil de l’eau, à Montréal-Nord figuraient sur la liste des établissements «sous haute surveillance».

On dénombrait, par ailleurs, huit cas au CSH-HCN Lessee, à Pointe-aux-Trembles, dont cinq rapportés dans les 24 dernières heures, et dix cas positifs, au CHSLD François-Séguenot, ce qui représente 15% des résidents.

Des cas de COVID-19 continuent d’être rapportés dans des écoles et des milieux de garde des deux arrondissements.

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COVID-19 : Un autre McDo temporairement fermé

Un employé du McDonald’s de Côte-des-Neiges a testé positif au dépistage du coronavirus, mardi. Par mesure préventive, le restaurant a immédiatement été fermé afin de permettre un nettoyage en profondeur.

Le dernier quart de travail de l’équipier était dimanche soir, de 15h45 à 00h30. Tous ses collègues qui auraient pu être en contact étroit avec lui ont été placés en isolement volontaire jusqu’à nouvel ordre.

Tout client qui aurait fréquenté le restaurant du 6025, chemin de la Côte-des-Neiges les 4 ou 5 octobre est invité à suivre les directives de la Santé publique en visitant le site quebec.ca.

L’entreprise assure avoir comme priorité de protéger la santé et le bien-être autant du personnel que de la clientèle. On ignore quand le restaurant sera rouvert.

Cette nouvelle survient alors que le Québec enregistre 1364 nouveaux cas de COVID-19. Il s’agit de la cinquième journée de suite avec plus de 1000 nouvelles contaminations depuis le début de la deuxième vague.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, se dit inquiet de l’accélération de la pandémie, qui touche cette fois plus particulièrement les plus jeunes. Il se dit prêt, «mais on ne peut pas contrôler la manière dont les gens réagissent aux mesures», dit-il.

Selon lui, la nouvelle flambée serait en partie due aux rassemblements des tams-tams, il y a une dizaine de jours.

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COVID-19: Chloé répond à toutes vos questions

Vous avez été en contact avec une personne atteinte de la COVID-19 et vous ne savez pas quoi faire? Vous devez vous isoler et avez besoin de soutien? Chloé peut vous aider!

Le leader montréalais des soins de santé virtuels Dialogue apporte aux Canadiens des réponses en temps réel à ces questions et à bien d’autres en lien avec le coronavirus grâce au lancement d’une assistante médicale virtuelle baptisée Chloé pour la COVID-19. Facile à utiliser et automatisée, cette ressource s’appuie sur l’intelligence artificielle pour apporter une aide quotidienne aux personnes en isolement et leur indiquer où et quand se faire tester pour le virus.

«Lorsque la pandémie a frappé, nous nous sommes demandés ce que nous pouvions faire pour aider le public», déclare Alexis Smirnov, cofondateur et directeur de la technologie de Dialogue. «Nous fournissions déjà des services de santé virtuels à des millions de Canadiens par l’entremise de notre service d’entreprise, mais nous estimions avoir une plus grande responsabilité d’appuyer le public au
sens large.»

L’évolution du service Chloé pour la COVID-19

L’équipe a commencé par développer Chloé pour la COVID-19 en mars en tant que ressource d’information permettant aux gens d’accéder à des données pertinentes et précises et d’alléger le volume d’appels du 811. Lancée en juin grâce à l’appui financier de l’organisme national voué à l’innovation Mitacs, la dernière version propose des fonctionnalités utiles telles que des capacités de questions-réponses très larges, un accompagnement quotidien pour les personnes qui doivent s’auto-isoler pendant 14 jours et des informations en temps réel sur les tests du coronavirus, y compris les centres de test les plus proches dans tout le pays et s’il est nécessaire ou non d’avoir un rendez-vous.

«Si vous devez vous auto-isoler, Chloé vous contactera chaque jour afin d’effectuer un suivi de vos symptômes et vous fournir des conseils pour savoir à qui vous adresser si vous avez besoin d’aide.» Alexis Smirnov, cofondateur et directeur de la technologie de Dialogue

Accessible sur la page web covid19.dialogue.co, l’assistante virtuelle Chloé pour la COVID-19 se présente sous la forme d’un avatar inspiré de la première infirmière embauchée par l’entreprise lors de son lancement en 2016. Elle s’appuie sur des informations issues de sources médicales et gouvernementales canadiennes.

Des étudiants contribuent

Des étudiants à la maîtrise de l’Université de Montréal et de Mila, l’Institut québécois d’intelligence artificielle, participent au développement de cette technologie en partageant leur expertise. Leur stage est financé par Mitacs, qui offre actuellement une promotion spéciale aux entreprises canadiennes développant des solutions pour lutter contre la COVID-19: celle-ci leur permet d’investir seulement 3  750$ sur un financement total de 15 000$ qui couvre l’allocation d’un stagiaire jusqu’à six mois.

Ce projet peut accueillir d’autres stagiaires de recherche. Les étudiants en génie logiciel, intelligence artificielle ou télémédecine de partout au Canada peuvent contacter l’équipe de développement des affaires de Mitacs.

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Coronavirus: exagère-t-on la désinfection des surfaces?

Les autorités sanitaires et les entreprises ont-elles exagéré l’importance de désinfecter régulièrement les surfaces afin de prévenir la propagation du coronavirus? Un expert en santé publique remet en question les études portant sur la durée de vie du virus sur celles-ci.

Le professeur Emanuel Goldman, du département de microbiologie, de biochimie et de génétique moléculaire à l’Université Rutgers, au New Jersey, a publié vendredi dernier un commentaire scientifique sur le site web de la revue médicale The Lancet. L’expert y souligne que plusieurs études réalisées dans les dernières semaines ont fait état d’une survie du coronavirus sur les surfaces sèches et les objets pouvant varier de deux à six jours.

Or, «aucune de ces études ne présente des scénarios s’apparentant à des situations de la vie réelle», soulève M. Goldman. Les chercheurs à l’origine de celles-ci auraient alors utilisé un «très large» échantillon du virus par rapport aux gouttelettes qu’émettent les personnes contagieuses lorsqu’elles éternuent, par exemple.

«Dans une étude où les auteurs ont tenté de recréer les conditions actuelles dans lesquelles une surface pourrait être contaminée par un patient, aucun [coronavirus] n’avait été détecté sur les surfaces», ajoute l’expert. D’autres recherches font pour leur part état d’une survie du virus de quelques heures seulement sur différentes surfaces sèches.

«Les chances de transmission par les surfaces inanimées sont très minces.» -Emmanuel Goldman

Trop de précautions?

M. Goldman termine son commentaire en remettant en question les mesures de désinfection prises dans plusieurs lieux publics. À Montréal, par exemple, la Ville a décidé pendant la pandémie de fermer les modules de jeux pour enfants dans ses parcs parce qu’elle ne pouvait assurer leur désinfection régulière. De nombreuses entreprises, incluant les épiceries et les pharmacies, ont aussi accru le nettoyage des surfaces à contacts multiples. La Société de transport de Montréal a également augmenté considérablement la fréquence de nettoyage de son réseau de bus et de métro en raison de la pandémie.

«Je ne suis pas en désaccord avec le principe de la prudence, mais cela peut aller à des extrêmes qui ne sont pas justifiés par les données», ajoute M. Goldman. L’expert reconnaît néanmoins la pertinence d’appliquer des protocoles de nettoyage accrus dans les hôpitaux.

Le principe de prudence

De plus en plus d’études penchent en effet pour un risque faible de contamination par les surfaces. C’est notamment le cas d’une recherche effectuée en mai par le Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies. Celle-ci souligne que la contamination au coronavirus par des objets, bien que possible, est plutôt rare.

«En tant qu’épidémiologiste, le premier réflexe demeure la prudence quand on connait mal un agent infectieux émergent. Alors, peut-être en faisons-nous un peu trop, mais honnêtement, cette option est nettement préférable à une alternative de ne pas en faire assez», a réagi à Métro la professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal, Hélène Carabin.

Le professeur au département des sciences biologiques de l’Université du Québec à Montréal, Benoit Barbeau, estime également que la désinfection «à outrance» au début de la pandémie était «louable», compte tenu de l’information dont disposaient alors les experts en santé publique. Il est maintenant temps de revoir certaines de ces pratiques à la lumière des récentes études, estime-t-il toutefois.

«Il faut peser le pour et le contre et revoir l’utilité d’une décontamination exhaustive», souligne l’expert, qui rappelle qu’une exposition régulière à certains produits nettoyants peut avoir des effets nocifs sur la santé. Si l’expert reconnaît la pertinence de nettoyer fréquemment les surfaces dans le métro, il questionne celle de désinfecter régulièrement des aires de jeux pour enfants ou encore les rampes d’accès aux piscines publiques, par exemple.

«Il n’y a pas lieu d’avoir des mesures de précaution si exhaustives», tranche l’expert, qui souligne que le port du masque, le lavage des mains et le respect de la distanciation physique sont les mesures sanitaires à privilégier dans les lieux publics fermés.

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