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Les mesures restrictives ruinent-elles votre moral?

Photo: IStock

Vous n’en pouvez plus de la pandémie et des mesures restrictives? Voici des stratégies simples et gratuites pour vous aider à vous adapter à des situations sur lesquelles vous n’avez aucun contrôle.

Comment diminuer l’anxiété?

Les saines habitudes de vie, comme l’alimentation équilibrée, un sommeil réparateur, l’activité physique et des routines bien-être sont des solutions simples et gratuites pour prendre soin de soi et cultiver un état d’esprit sain. «Une autre solution pour diminuer l’anxiété est de se garder en action en ramenant une activité qu’on avait laissé de côté, ou de trouver un nouveau passe-temps, explique Sarah Ursula Therrien, psychoéducatrice à Québec. La méditation pleine conscience est un autre outil à essayer, puisqu’elle aide à diminuer les rigidités, l’anxiété et le stress.» Il existe d’ailleurs plusieurs applications de méditations en ligne gratuites pour les enfants et les parents.

Surdose d’informations négatives

Bon nombre de personnes se nourrissent de conversations et d’informations médiatiques anxiogènes. «Il est pertinent de s’informer tous les jours, mais à un moment donné, il faut prendre des pauses dans la journée pour décrocher des informations en boucles qui ne font qu’augmenter l’anxiété. Profiter de la nature avec des amis positifs, ajouter des pauses bien-être dans son horaire et se faire un petit journal personnel de soirée en notant deux ou trois éléments positifs de la journée permettront d’augmenter le niveau de gratitude et de changer l’état d’esprit.»

Règles simples pour les familles

Autant pour l’adulte que pour l’enfant, les routines favorisent un sentiment de sécurité. «L’idéal est de maintenir le plus possible notre routine, entre autres pour les  repas, les heures de sommeil et les temps libres. Tous ces petits trucs font vraiment une différence puisqu’ils aident à l’organisation et à la planification des journées qui sont encore plus occupées avec les enfants à la maison.»

Il est approprié de garder contact avec la famille avec des appels vidéos et des activités extérieures pour éviter l’isolement social.

Sarah Ursula Therrien, psychoéducatrice

La psychoéducatrice suggère aux parents de suivre les cinq C: des règles claires, constantes, concrètes, cohérentes et des conséquences logiques en cas de besoin. «On vise le renforcement positif plutôt que les punitions, comme faire des gestes réparateurs ou un dessin d’excuse, selon l’âge des enfants. On veut aussi féliciter les bons comportements avec beaucoup de bienveillance, qu’on tient parfois pour acquis.»

Quand l’espoir tombe

Sarah Ursula Therrien rappelle l’importance d’être attentif aux signes de détresse des jeunes, qui vivent aussi des imprévus, des changements d’horaire et de règles sur les mesures sanitaires. «Il est bon d’expliquer aux enfants comment reconnaitre leurs émotions et comment les accueillir en les verbalisant ou en les dessinant, par exemple. Ils ont le droit de vivre leurs émotions, d’être en colère ou triste.» La pratique d’activité physique à l’extérieur avec des amis au moins 30 minutes par jour leur permettra de lâcher leur fou, de se changer les idées et éviter l’isolement social. La psychoéducatrice invite d’ailleurs les personnes qui se sentent au bout du rouleau à aller chercher de l’aide. «Demander de l’aide est un signe de force qui fait une grande différence pour les membres de la famille», conclut-elle.

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