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En solidarité à l’Ukraine, fini la poutine et la vodka?

Poutine
Une poutine. Photo: 123rf

Pour soutenir le peuple ukrainien victime d’une invasion russe, le restaurant Le Roy Jucep situé à Drummondville a décidé de retirer temporairement de sa carte le terme «poutine» (également le nom de famille du président russe à l’origine des récentes attaques). Une petite attention qui a fait grandement réagir.

Pour soutenir le peuple ukrainien victime d’une invasion russe, des restaurants ont décidé de retirer temporairement le terme «poutine» (également le nom de famille du président russe à l’origine des récentes attaques) de leur menu. Une petite attention qui a fait grandement réagir.

Il a annoncé son intention de s’afficher dorénavant comme «L’inventeur de la Frite Fromage Sauce». Avec cette publication annonçant un changement de nom, le restaurant, où aurait été inventé le fameux plat québécois, voulait simplement faire un clin d’œil solidaire et sympathique aux Ukrainiens.

Mais certains n’entendent pas à rire…

«Suite à des menaces téléphoniques de gens convaincus que nous sommes des agents du “deep state” nous avons retiré la publication originale», a écrit l’établissement dans une publication subséquente après avoir supprimé la précédente.

Solidaire ou stratégique?

Des internautes y ont vu une tentative de marketing opportuniste.

«Les restaurants qui changent le nom de la poutine à cause de la situation en Ukraine, ça pourrait être un beau geste, mais généralement, c’est du marketing facile sur le dos d’une situation épouvantable», a écrit un internaute sur Twitter.

Ce dont le Roy Jucep se défend:

«Il ne s’agit pas d’une opération marketing non plus, on n’a pas besoin de ça pour vendre de la poutine…»

Et il reçoit du soutien:

«Je suis déçue de voir comment les gens peuvent agir de façon complètement démesurée pour des choses complètement inoffensives. Votre move était super. Ben non, ce n’est pas ça qui aurait changé la situation, mais ça n’empêche pas pour autant qu’on puisse être solidaires avec l’Ukraine. Bref, full love!!», a écrit une autre internaute.

Un mouvement plus large?

Au Québec, le ministre des Finances Eric Girard a demandé à la SAQ de retirer tous les produits qui proviennent de la Russie de ses tablettes.

Par solidarité pour le peuple ukrainien, j’ai demandé à la SAQ de retirer tous les produits qui proviennent de la Russie.

Eric Girard, ministre des Finances, sur Twitter

Plus tôt, le Parti québécois avait réclamé que les sociétés d’État, dont la SAQ, boycottent les produits russes.

En Ontario, les libéraux ont aussi appelé toutes les LCBO (l’équivalent de la SAQ en Ontario) à bannir la vodka russe…

Chaque petit geste compte, comme on dit.

D’autres restaurants et sociétés d’État vont-ils suivre le mouvement, même s’il semble être polarisant? Plusieurs personnes le demandent sur les réseaux sociaux. À suivre…

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