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Fais-le mieux: slaque les avocats!

Pas moins de 11 milliards de livres d'avocats sont consommées chaque année au monde, selon le World Economic Forum.
Pas moins de 11 milliards de livres d'avocats sont consommées chaque année au monde, selon le World Economic Forum. Photo: Jessica Bulling/Unsplash

Guacamole, tartines, sushis et autres délices où l’avocat tient la vedette devraient-ils être proscrits de notre alimentation si on veut manger écolo?  

La question se pose puisque sa culture coûte cher à la planète. D’abord, un seul avocat requiert 340 litres d’eau pour arriver à maturité, selon l’OBNL international WWF. C’est plus que la consommation domestique quotidienne moyenne des Canadien.ne.s, ce qui inclut les douches, le nettoyage, etc.  

La demande grandissante a d’ailleurs entraîné déforestation, monocultures et perte de biodiversité. Et puisque les avocats partent de loin, ajoutez donc le transport polluant jusqu’au Canada. Cerise sur le sundae, le crime organisé s’est invité dans les plantations mexicaines.  

Alors ça y est, il faut apprendre à s’en passer? Pas nécessairement! «En nutrition, en 2022, on ne devrait pas se priver de grand-chose, lance la nutritionniste Édith Ouellet. Par contre, on peut être conscient.e de la valeur de chaque aliment qu’on met dans notre assiette.» L’idée n’est donc pas d’éliminer les avocats de notre alimentation, mais plutôt d’apprendre à mieux le conserver et à le consommer avec parcimonie. 

Notre série «Fais-le mieux» propose de bons comportements pour améliorer le sort de la planète. Pour faire une différence, enweille dans la section Environnement!

Une conso intelligente 

Créatrice de contenu pro-environnement, Maude Carmel se fait l’avocate – sans mauvais jeu de mots – de l’alimentation locale.  

Tout comme Édith Ouellet, elle suggère d’acheter les avocats à l’unité en fonction de la façon dont on a l’intention de les consommer afin d’éviter le gaspillage. 

C’est aussi bien de s’assurer qu’ils ne soient pas déjà brunâtres à l’intérieur. «Quand on les tâte, il ne faut pas qu’on sente qu’il y a de l’espace entre la pelure et la chair. Si on soulève le pédoncule, il faut que ce soit un beau vert», explique Maude, tandis qu’Édith ajoute qu’il vaut mieux privilégier les avocats biologiques.  

La nutritionniste a également des conseils pour conserver le fruit exotique plus longtemps. «On peut vraiment jouer avec le mûrissement assez facilement», dit-elle avant de proposer quelques astuces. Si l’avocat est encore trop ferme, on peut le mettre dans un sac avec une pomme ou une banane pendant une journée. À l’inverse, un avocat prêt à être mangé peut être conservé au frigo ou même réduit en purée pour être congelé. On évite le noircissement en ajoutant un peu de jus de citron et en conservant le noyau.

Les tartines à l’avocat sont très populaires depuis quelques années. / Photo : Caroline Green/Unsplash

Avocats et substituts  

Il n’y a rien qui remplace vraiment la chair de l’avocat, mais plusieurs trucs peuvent nous aider à réduire notre consommation. Édith Ouellet lance l’idée d’étirer son guacamole en le mélangeant avec une purée d’un légume vert ou encore d’aller chercher des bons gras locaux comme l’huile de tournesol.  

Maude Carmel suggère de réfléchir à ce qui nous attire vers l’avocat et de nous tourner vers d’autres aliments qui nous rappellent son côté crémeux et umami comme les purées d’oléagineux (sésame, pistache, noisette, cajou) ou de tofu. Et quand on décide de se gâter, on en profite pour faire de l’avocat le roi de notre assiette.   

On peut aussi surfer sur le web à la recherche de trucs antigaspillage pour réutiliser la peau ou le noyau. Teinture à tissus, hydratant pour les pieds, vaisselle jetable ou pot à semis… les options sont variées. 

Et vous savez quoi? En réduisant votre consommation d’avocats, vous les apprécierez sans doute encore davantage quand vous en dégusterez!

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