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La mode selon Sex and the City

Tina Chada - Metro World News

Patricia Field, la styliste qui a mis des Manolo Blahnik dans les pieds de Carrie Bradshaw, nous parle de la création des looks de Sex and the City 2. Elle nous explique aussi pourquoi la vedette la plus branchée du film a parfois besoin, comme le commun des mortels, de flâner dans une chemise à carreaux.

Dans Sex and the City, la mode occupe une grande place. À quel point vous êtes-vous souciée des tendances en créant les looks de ce deuxième film?
Je ne m’occupe pas des tendances. En fait, j’essaie de m’en éloigner, car ce qui est in une saison cesse de l’être la saison suivante. Les films, en revanche, défient le temps. Prenez par exemple Breakfast at Tiffany’s. Les tenues demeurent sensationnelles. Personne n’irait dire qu’elles sont dépassées.

Quelle a été votre principale influence dans le choix de la garde-robe de Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda?
L’inspiration m’est venue en lisant le scénario. Dans le premier film, je m’étais servie du fait que l’action se déroulait cinq ans après la finale de la série. Je devais trouver un moyen de faire le pont. Les filles demeuraient les mêmes, mais devaient avoir un peu changé. C’est là-dessus que je me suis concentrée. Ainsi, Carrie travaillait toujours comme journaliste. C’était une intello, et son look était très influencé par sa profession. Je m’étais dit qu’elle aurait encore son côté excentrique, mais que celui-ci serait moins prononcé. Pour ce qui est du deuxième film, c’est autre chose, parce qu’il est construit autour de situations complètement différentes, la principale étant que les filles sont invitées au Moyen-Orient par un cheik. C’est de là que je suis partie : leur anticipation d’un voyage qu’aucune n’aurait jamais imaginé faire.

Pensez-vous que le style des quatre filles reflète toujours la manière dont les femmes s’habillent?
Je ne sais pas si ç’a déjà été le cas. Je crois qu’elles représentent une sorte d’aspiration. J’entends souvent dire que Sex and the City a fortement influencé les tendances vestimentaires. Quand je conçois les looks, je pense à la façon dont les New-Yorkaises s’habillent; ça me vient tout seul. Mon inspiration est un mélange d’imagination, d’histoire de la mode et d’expériences personnelles.

Est-il vrai que la garde-robe du film a coûté 10 M$?
J’ai lu que c’était 4 M$. Je ne sais pas combien elle a coûté. Mais, à mon avis, c’est plus de l’ordre de 1 M$. En général, je le sais, parce que le budget est une chose extrêmement importante à respecter, mais, pour ce film, il ne semblait pas y avoir de limite. Alors, à un moment donné, j’ai arrêté d’y penser.

J’ai lu que vous aviez utilisé des marques haut de gamme et bas de gamme pour les looks de ce film.
Je fais toujours ça, c’est mon style. Ça me permet d’avoir plus de choix. Pourquoi s’en tenir à un designer? Pourquoi s’en tenir aux designers tout court? Je mélange H&M, Topshop – et je me sers beaucoup de Zara. Pour ce film, j’ai beaucoup misé sur le vintage. J’avais envie d’un chic simple après toutes ces années de coupes extravagantes ou géométriques inspirées des années 50 et 60. Dans une séquence du film, Carrie porte une chemise bleue à carreaux. Pour ces scènes, où elle est juste en train de flâner, je me suis dit que le mieux était qu’elle porte simplement une chemise à carreaux et des jeans. Bref, qu’elle respire un peu!

Vous avez dessiné une bouteille Sex and the City 2 en édition limitée pour la vodka Skyy.
L’idée était que les deux, le film et la vodka, sont connus mondialement. Alors, j’ai décidé de prendre la fameuse image de Manhattan qu’on voit dans Sex and the City et d’y ajouter la tour Eiffel et Big Ben pour rendre le tout plus international.

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