Mode à Montréal: Encore du pain sur la planche
Les créateurs de mode québécois doivent promouvoir davantage leur travail s’ils veulent faire de Montréal une des capitales emblématiques de leur art.
Jean Paul Cauvin, réputé journaliste de mode parisien, était de passage dans la métropole cette semaine, à l’invitation du Bureau de la mode de Montréal, pour donner une conférence sur le sujet. «Un créateur de mode est un créateur d’entreprise, a-t-il rappelé d’emblée aux représentants venus l’écouter.
Un des points faibles de la mode montréalaise est que la promotion n’est pas une activité qui lui est familière. Or il faut absolument acquérir une technique de promotion pour concurrencer les grands noms.»
Médias et pédagogie
Pour attirer les projecteurs, il faut savoir solliciter le bon média au moment adéquat. «La presse généraliste doit relayer une information sur le produit quand il est en boutique, et la presse professionnelle doit le faire au moment des campagnes de vente aux acheteurs», a par exemple précisé M. Cauvin.
Autre constat : une présence dans la presse internationale entraîne souvent la reconnaissance chez soi. «Vous verrez, le chauvinisme prendra vite le dessus si on parle de vous à l’étranger», a-t-il dit en plaisantant.
Les créateurs doivent également être des pédagogues. Selon Jean Paul Cauvin, peu de journalistes sont de réels connaisseurs du monde de la création. «Moi, je croule sous le travail parce que je connais le tissu, et cette formation-là, ce sont les créateurs qui me l’ont donnée. C’est à vous de former les journalistes», leur a-t-il déclaré.
En définitive, a certifié le chef du service mode du magazine Fashion Daily News, plus les médias sauront parler de mode, plus ils se feront un plaisir de le faire.