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Dubuc et les femmes: Le début d'une nouvelle histoire

Philippe Dubuc récidive. Alors qu’il s’était déjà as­socié à la maison Simons en mode masculine, ce sera bien­­tôt au tour des femmes de profiter d’une garde-robe abordable toute en féminité et en sensualité signée par le célèbre couturier. Et c’est pour la femme avec un grand F que Philippe Dubuc a pensé, dessiné et conçu sa collection capsule, composée d’une vingtaine de pièces en vente dès mardi prochain. «Moi, c’est une femme que j’aime habiller; ce n’est pas la vamp, ni la glam-rock, mais la femme dans toute sa sensualité et toute sa modernité», raconte à Métro celui qui n’avait pas fait de vêtements féminins depuis longtemps.

C’est donc un retour à ses anciennes amours. «Je  ne pourrais pas me passer des femmes!», aime à dire le designer montréalais, qui explique avoir mis de côté la collection féminine qu’il a tenue pendant sept ans pour pouvoir se concentrer davantage sur sa collection haut de gamme masculine. Et Dubuc n’a pas l’intention d’abandonner à  nouveau les fem­mes de sitôt, affirmant que sa collaboration avec Simons tiendra la route «tant qu’il y aura des femmes et qu’elles voudront du Dubuc».

Jouer avec les opposés
Pour sa première collection  pour Icône, le designer s’est amusé à mélanger les silhouettes très graphiques et structurées avec un style plus fluide. «C’est la rencontre du structuré et du déstructuré, et un mélange de l’homme et de la femme qui se répercute dans ma collection», explique Dubuc, qui dit avoir créé sa collection féminine avec la même philosophie que lorsqu’il crée pour les hommes.

Tout indiquée pour l’automne, la minicollection se décline dans une palette de couleurs sombre, où on retrouve des charbons, des bleus pétrole, des noirs et différents tons de gris. Les matières fétiches du créateur s’y retrouvent, comme le cupro lavé, les cotons enductions et le coton-soie. En plus de la robe hybride, pièce maîtresse de la collection, qui est ample et souple, courte sans l’être trop, on trouvera entre autres une veste smoking à col châle, des tricots, une tunique et un pantalon étroit. Selon le designer, ses vêtements seront de mise pour la femme urbaine à toute heure du jour et pour toute occasion.

«En créant une collection pour femme plus accessible, ça me permet de toucher un plus grand bassin de population, souligne Dubuc, qui est dans le métier depuis plus de 17 ans. Le but est qu’on puisse sentir la touche du créateur dans un vêtement qui est fabriqué en plus grande série.» Le designer croit d’ailleurs que des associations comme la sienne avec Simons, ou
en­core comme celle de Denis Ga­gnon avec Bedo cet au­tomne, est la meilleure façon pour les designers de se rapprocher et de se faire connaître du public.

À noter que Philippe Du­buc ne participera pas à la prochaine Semaine de mode de Montréal (bien qu’il y assistera), qui débutera le 27 septembre. Très occupé par le lancement de sa collection chez Simons ainsi que par son nouveau magasin, qu’il a ou­vert à Québec il y a deux mois, le designer dit passer son tour cette fois, faisant remarquer au passage que peu de soutien financier est accordé aux créateurs pour participer à ce genre d’événement.

Chez Simons dès le 7 septembre

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