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Le détail qui change tout

La créatrice Noémie Vaillancourt, dont les bijoux en plumes sont maintenant bien connus dans le milieu de la mode montréalaise, se lance sur le marché du mariage. Les serre-têtes, les bandeaux et les barrettes qu’elle présente sont élégants et délicats, en dentelle, en plumes ou en soie.

«C’est la première collection d’une série consacrée au mariage. C’est aussi la première fois que je fais des bijoux pour les cheveux, dit-elle. Je suis contente de cette collection, mais j’ai encore plein d’idées!»

Noémie Vaillancourt fa­brique ses bijoux et ses accessoires de mariage à temps perdu, le soir et la fin de semaine. Elle con­fectionne des bijoux pour satisfaire son côté créatif, tout en rédigeant un mémoire sur la littérature française. «Ce côté créatif s’est réveillé, et il ne se rendort pas! J’ai rencontré plein de gens inspirants et je n’ai vraiment pas envie d’arrêter, mais entre le professorat et la création, mon cÅ“ur balance», raconte-t-elle.

L’idée d’une collection pour mariées a germé dans son esprit au cours de ses navigations sur la Toile, qui regorge de sites consacrés au mariage. «J’ai aussi une amie qui se marie cet été et qui m’a demandé de lui fabriquer un accessoire, explique-t-elle. Et je me suis aussi rendu compte qu’inconsciemment, j’avais été influencée par le mariage princier!» Il est vrai que ses petits chapeaux à voilette ont un côté très anglais!

Si réaliser une telle collection a été un plaisir – car elle a pu travailler avec de nouvelles matières -, il a aussi fallu qu’elle commande la plupart d’entre elles à l’étranger. «Les plumes viennent en général de New York, et les voiles, de Londres… Pour cette collection, je me suis servie de matières plus dispendieuses, comme la dentelle, la pierre du Rhin et la soie, dont plusieurs ne sont pas souvent utilisées au Canada», explique Noémie.

Si les matériaux ont coûté plus cher pour cette collection, elle s’est rendu compte que les futures mariées sont plus enclines à faire des dépenses lorsqu’il s’agit du jour J : «Les matériaux sont de belle qualité, tout est fait à la main et les acheteuses sont prêtes à dépenser un peu plus pour avoir un bel accessoire. Mais sur le marché du ma­riage, les prix sont incroyables. J’ai essayé de conserver des prix abordables, en fonction du temps passé à réaliser l’objet.» À la boutique en ligne Etsy, les prix vont de 48 $ à 240 $.

La créatrice est modeste, mais elle est consciente que sa petite entreprise pourrait facilement prendre de l’ampleur. Début juin, elle sera aux Puces Pop printemps, à Montréal, puis à la foire d’artisanat Renegade de Brooklyn, un salon très sélectif.

Puces Pop printemps
Les 4 et 5 juin
à l’Église Saint-Enfant-Jésus
5035 St-Dominique


Le site de la créatrice Noémie Vaillancourt.

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