Du court à la passerelle
C’est devenu une tradition. Chaque année, à la veille de l’ouverture des hostilités de la Coupe Rogers, grande célébration du tennis qui met le Tout-Montréal en ébullition – souvent en pleine canicule! –, les créateurs québécois sont les vedettes d’un défilé au cours duquel les joueurs finissent toujours par tirer leur épingle du jeu.
Après plusieurs années à la barre de cet événement mondain, le designer Yves Jean Lacasse a passé le témoin à la jeune boutique Chiccane.com. «Comme c’est la deuxième fois cette année, on sait où on s’en va, confie la fondatrice du site, Annick Charbonneau. On va plus loin dans les thèmes et on souhaite pousser la machine au maximum.»
C’est le tour des hommes de défiler sur la passerelle du Grand Salon du Reine Élizabeth. Les joueurs présenteront des pièces de Dimitri Chris et de Rudsak, alors que des mannequins professionnelles porteront les collections pour femmes automne-hiver de Barilà, d’Eve Gravel, de Mélissa Nepton, de Denis Gagnon et de Nadya Toto, notamment.
Pour Annick Charbonneau, le grand défi, c’est d’arriver à produire un défilé de mode avec des non-professionnels qui n’ont même pas le temps de participer à la générale. «On sait, une heure avant quels joueurs seront là», précise-t-elle. Ce qui ne les empêche pas de gagner le cœur de leur public grâce à leur bouille sympathique. «Ils sont bien sûr un des gros attraits de la soirée», ajoute la productrice.
À preuve, la vidéo de l’an dernier, avec les Aleksandra Wozniak et Marie-Eve Pelletier, a déjà attiré quelque 35 000 clics sur YouTube. «C’est une grande visibilité pour les designers», acquiesce Annick Charbonneau.
Sur place
Le public pourra se procurer les créations en vedette au cours du défilé, puisque Chiccane.com aura pignon sur rue pour toute la durée de la Coupe Rogers. Son kiosque-boutique sera érigé, comme l’année passée, sur la Promenade des sportifs, dans l’enceinte du Stade Uniprix.
Une autre microboutique réservée aux participants du tournoi est aussi installée dans le Salon des joueurs. Potin : «L’année passée, Kim Clijsters a littéralement dévalisé la boutique et est repartie avec plusieurs pièces Bodybag», révèle Annick Charbonneau.
Soirée des joueurs
Au Reine Élizabeth, le dimanche 7 août