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Les cosmétiques pour bébés sur la sellette

Baby Having Bath At Home Photo: Getty Images/iStockphoto

On s’en doutait, mais une nouvelle étude française le confirme, chiffres à l’appui: les cosmétiques pour bébés contiennent encore trop de substances chimiques potentiellement dangereuses ou allergènes. L’enquête de Women in Europe for a Common Future (WECF), une ONG européenne, a détecté des ingrédients «à risque élevé» dans 299 produits sur les 341 ayant été analysés. Presque 90%. C’est énorme! «Ce n’est pas une grande surprise», a néanmoins commenté la porte-parole d’Équiterre, Annick Girard.

Non, les mentions «dangereuses» et «risque élevé» ne veulent pas dire pour autant que ceux qui utilisent ces savons, shampoings, lingettes et autres crèmes seront mal en point. Cela dit, on pourrait constater davantage d’irritations cutanées, sans oublier que plusieurs ingrédients en cosmétique sont soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens.

Parmi les ingrédients sur la liste noire: deux conservateurs, la méthylisothiazolinone (MIT) et le phénoxyéthanol, qui s’avèrent presque pires que les parabènes qu’ils remplacent, et des parfums de tout acabit. Sachant que la peau des bébés et des jeunes enfants est particulièrement fragile, il est pour le moins étonnant de constater que pas moins de 226 produits sont parfumés. À qui la faute? Les fabricants ou les consommateurs, qui sont nombreux à ne pouvoir renoncer aux fragrances, que ce soit pour eux-mêmes ou leurs rejetons?

Du côté de la WECF, on s’est également montré surpris de constater l’omniprésence de fragrances, d’autant qu’il s’agit d’un ingrédient reconnu pour causer des allergies de contact.

Alors, on fait quoi? Selon l’organisme européen, «seul le liniment ne présente aucune substance à risque élevé». Liniment? J’ai déjà glissé un mot sur ce nettoyant à base d’huile et d’eau de chaux qui remplace avantageusement les lingettes jetables, à la maison du moins. C’est un début.

Sans pour autant bannir tout le reste et se mettre à fabriquer ses propres produits, il est possible de faire des choix plus éclairés. Suffit de lire les listes d’ingrédients et d’opter pour les flacons exempts des «12 substances toxiques à éviter dans les cosmétiques», telles que détaillées par la Fondation David Suzuki dans son Guide du consommateur responsable.

Je vous avertis: ils sont encore rares! Mais il faut continuer d’en parler pour que ça change.

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