Quelle place pour l’originalité sur les tapis rouges?
Dimanche soir frisquet. Énième tapis rouge du printemps, cette fois autour de l’escalier de la Place des Arts. Pour le Gala Artis, les chouchous du petit écran se sont mis sur leur 36… certains affichant leurs convictions avec davantage d’originalité que d’autres.
C’est le cas de Bénédicte Décary et de Sarah-Jeanne Labrosse, dont l’audace mérite d’être soulignée. Alors que la première a elle-même confectionné sa robe, la seconde aurait déniché son manteau au style très minimaliste dans une friperie.
Le message que leurs choix envoient est inspirant: pas besoin de dépenser des fortunes pour faire bonne impression sur un tapis rouge. Quand on est l’idole de milliers de jeunes (comme Sarah-Jeanne Labrosse), c’est encore plus important. Qu’importe si la finition de leurs tenues n’était pas aussi spectaculaire que celle de la robe de Marie-Pier Morin, signée Proenza Schouler.


On pourrait en discuter longtemps, mais je ne reviendrai pas cette fois sur l’omniprésence de robes griffées BCBG, par exemple, au détriment de créations d’ici, pourtant tout aussi chics sans pour autant coûter plus cher. Heureusement, il y avait les Julie Le Breton, Eve Landry et Anouk Meunier, pour ne citer que celles-ci, qui ont fait rayonner les noms d’Éditions de robes, de Marie Saint Pierre et d’Anomal Couture, respectivement.