Soutenez

Équiterre: quinze ans de paniers bios

Équiterre s’apprête à mettre en place son système de distribution de paniers bios pour la 15e année consécutive. Début juin, les 84 points de chute de Montréal fourniront des paniers de fruits et légumes, chaque semaine, aux 3 000 familles inscrites.

Selon Isabelle Joncas, chargée de projet en agriculture pour Équiterre, la difficulté n’est pas de trouver des points de distribution, mais des fermes participantes. Les critères de sélection de l’organisme sont stricts : les fermiers doivent respecter toutes les exigences qu’implique l’agriculture biologique. Près du tiers des fermes biologiques québécoises fonctionnent déjà avec cette formule, selon Équiterre.

Les avantages d’un tel système seraient nombreux, aussi bien du côté des clients que des agriculteurs. Judith Colombo, directrice agricole à la ferme D-Trois-Pierres, explique qu’elle peut planifier ses dépenses de production sur l’année puisque les clients paient un prix fixe par saison. «Il y a un lien de confiance qui se crée entre les clients et les fermiers. Cela nous permet de fidéliser les gens», ajoute-t-elle.

L’absence d’intermédiaires permet aux partenaires de recevoir, chaque semaine, des aliments saints et de saison à bon prix. «Passer par une ferme de famille permet d’économiser de 8% à 30% sur les fruits et légumes biologiques par rapport aux épiceries, soutient Isabelle Joncas. Notre rôle est seulement de mettre en relation les citoyens et les fermes, il n’y a pas d’autre intermédiaire.»

Par ailleurs, depuis deux ans, l’organisme développe des partenariats avec les entreprises pour permettre aux clients de récupérer leurs paniers au travail. «Cette formule a beaucoup de succès, souligne Mme Joncas. On est passé de 15 entreprises participantes l’an dernier, à 35 cette année»

Encourager les produits locaux

Après le lancement de la campagne sur les aliments du Québec par le ministère de l’Agriculture, l’organisme Équiterre indique que plus de la moitié des aliments consommés dans la province seraient des importations. «Cette proportion atteint 85% pour les aliments biologiques, précise Mme Joncas. On veut encourager les citoyens à privilégier les produits locaux pour soutenir nos fermes.»

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.