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Le cancer du sein paupérise

Les femmes atteintes d’un cancer du sein s’appauvrissent. C’est le constat que dresse un rapport, paru jeudi, qui s’est attaché à évaluer les répercussions économiques et sociales de la maladie. 

Ainsi, les ménages dont un des membres est malade déplorent un manque à gagner de quelque 12 000 $ par an, soit environ 10 % de leurs revenus. «Le gouvernement ne couvre que 15 semaines de congés de maladie, et les malades sont en traitement pendant en moyenne 38 semaines. Il  en reste donc 23 où elles n’ont rien», a affirmé jeudi, dans une entrevue à Métro, Cathy Ammendolea, présidente du Réseau canadien du cancer du sein.

Les principaux frais se rapportent aux médicaments, mais aussi aux nombreux déplacements vers les centres de soins. Les malades doivent aussi plus fréquemment faire garder leurs enfants, ce qui occasionne des frais supplémentaires. Si les familles apportent un appui financier essentiel, les ménages doivent, pour la plupart, puiser dans leurs économies, voire, pour certains, s’endetter.

«Nous demandons plus d’aide financière de la part des gouvernements et plus de soutien de la part des employeurs», a précisé Mme Ammendolea. Car le retour à la vie active est une étape difficile pour les malades, et 16 % d’entre elles perdent leur emploi. «Beaucoup d’employeurs ne leur donnent pas la possibilité de reprendre le travail lentement, a poursuivi Mme Ammendolea. Il faut les laisser recommencer par du temps partiel, car elles sont souvent très fatiguées et affaiblies.» 

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