rueMasson.com: Une nouvelle tribune pour la vie de quartier dans le Vieux-Rosemont
Désireux d’avoir une tribune axée sur la vie de leur quartier, cinq amis résidant dans le Vieux- Rosemont ont décidé de créer leur propre site d’information et de partage, rueMasson.com. En rodage depuis quelque temps, le site, qui vise à souligner et à encourager la vitalité de leur quartier, a officiellement été lancé mardi dernier lors d’un 5 à 7 réunissant une centaine de personnes enthousiasmées par le projet. Métro s’est entretenu avec David Bruneau, l’un des cinq créateurs, journaliste et chroniqueur du groupe.
Qu’est-ce que c’est, exactement, rueMasson.com?
C’est une sorte de journal, un média de proximité, réalisé par cinq résidants du quartier. Nous voulons faire le pont entre les résidants et ce qui se passe autour de chez eux. On y retrouve un peu de tout, des nouvelles, de l’info, des chroniques d’humeur sur ce qui se passe dans le secteur du Vieux-Rosemont, des portraits de gens du quartier.
Les gens peuvent aussi nous poser des questions auxquelles nous tenterons de répondre. On s’adaptera aux aléas du quartier. On couvre le quadrilatère composé des rues Rosemont au nord, Sherbrooke au sud, De Lorimier à l’ouest et Pie-IX à l’est. Il se peut aussi que nous débordions de ces limites de temps à autre, dépendamment ce qui se passera.
Comment est née l’idée de ce site internet?
On s’organisait régulièrement des soupers d’amis, et on finissait toujours par parler de ce qui se passait sur la rue Masson. On se disait «on aurait besoin d’une boucherie», «avez-vous vu tel nouveau magasin?», etc. On s’est donc dit qu’on pourrait créer un site qui parlerait de tout cela. RueMasson.com, ce n’est pas un média d’informations brutes, mais notre approche est tout de même plutôt journalistique. Ce n’est pas du tout de l’info pub. On donne simplement le pouls de ce qui se passe.
Et c’est un secteur qui bouge beaucoup, ici. C’est une microsociété, presque un village; il y a la rue principale qui n’est pas très longue, il n’y a pas de métro très près, donc les gens font presque toutes leurs courses ici. On finit par tous se connaître. J’ai habité dans plusieurs quartiers à Montréal et je sens plus l’esprit de quartier ici que partout ailleurs.
Est-ce important d’avoir une vie de quartier, selon vous?
Oui. Ça nous donne l’impression d’être enracinés quelque part. Et celle qu’il est possible d’avoir un impact sur ce qui se passe autour de nous. Ce sentiment de convivialité confère aussi un sentiment de sécurité.