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Les tours d'habitation : la seule option?

L’enrichissement de la gamme des habitations est la pierre angulaire d’un plan urbain réussi. Il faudra envisager d’autres types de logements que les tours d’habitation au cours des prochaines années.

Notre gam­me d’habitations urbaines et suburbaines est restreinte. Dans les banlieues, nous comptons généralement sur la maison de plain-pied ou à deux étages. Dans les milieux urbains, les immeubles d’appartements avec ou sans ascenseur prédominent, les maisons en rangée suivant en deuxième place. S’il est vrai que la construction domiciliaire s’accélèrera au cours des 20 prochaines années, les constructeurs et les architectes devront envisager d’autres types de logements. 

L’enrichissement de la gamme des habitations est la pierre angulaire d’un plan urbain réussi. Des villes comme Chicago et Montréal abandonnent le modèle corbuséen. Considéré comme un des sommets de l’architecture moderne du 20e siècle, il préconisait l’immeuble élevé comme solution résidentielle dans les villes surpeuplées. Toutefois, éloigner les résidants du sol et les loger dans des immeubles élevés a des répercussions sur le dynamisme de la rue. De plus, la croyance que les espaces verts compensent la densité élevée des immeubles ne s’est pas matérialisée dans la réalité.  

Il est toutefois possible d’accroître la densité urbaine autrement qu’en construisant des tours d’habitation. La maison avec cour intérieure de La Nouvelle-Orléans en est un bon exemple. La cour centrale d’un complexe d’habitation de moyenne hauteur facilite la ventilation transversale et permet d’avoir une façade et un balcon à l’avant et à l’arrière. Sous notre climat, la cour pourrait être couverte d’un toit et transformée en serre. Les unités des étages inférieurs pourraient être dotées d’une entrée donnant sur la rue et sur la cour intérieure. En ville, le rez-de-chaussée pourrait abriter un établissement commercial.

La maison avec cour intérieure devrait aussi être prise en considération comme type d’habitation à densité accrue pour les banlieues. Le pâté de maisons traditionnel, où les demeures sont toutes adossées les unes aux autres, a fait son temps. Contrairement aux longs rectangles, les configurations carrées permettraient aux résidants de quatre rues de jouir d’un espace semi-public commun en plus de leur cour arrière. Un stationnement pourrait être aménagé sous terre ou en surface.

Il faut considérer l’explosion de la construction com­me une occasion d’innover. Celle-ci passe par la préparation du terrain et la définition d’une orientation. Qu’il s’agisse d’une maison de type louisianais ou d’une autre forme d’habitation, les urbanistes, les architectes et les constructeurs doivent faire preuve d’innovation dans leurs plans résidentiels.

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