Soutenez

Retour à la terre

Après avoir donné des conseils aux premiers acheteurs et aux propriétaires occupants, l’auteur et conférencier Martin Proven­cher s’attaque aujourd’hui aux investisseurs purs et durs. Dans L’immo­bilier en 2025, il analyse en profondeur les facteurs démographiques, sociaux et énergétiques qui vont transformer le marché et en tire ses propres conclusions, c’est-à-dire que l’achat de terrains deviendra l’option la plus rentable.

Dans Investir et réussir en immobilier, vous exposiez votre stratégie pour devenir un propriétaire de plex heureux. Trois ans plus tard, vous annoncez la mort du bloc-appartements. Vers quoi se tourner alors?
Dans Investir et réussir en immobilier, je m’adressais en particulier aux gens qui voulaient devenir propriétaires-occupants. Ce que j’y disais est encore vrai : ça demeure une excellente idée pour ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter une maison unifamiliale comme premier achat.

Dans mon nouveau livre, je m’adresse davantage aux investisseurs purs, ceux qui ont déjà une maison et des REER, et qui cherchent d’autres canaux qui rapportent. À?la suite des scandales financiers, plusieurs veulent investir dans l’immobilier et font l’équation immo = bloc. Mais l’immobilier, c’est plus large que ça. L’immeuble n’est sûrement pas la meilleure solution mais, dans le créneau des blocs, je crois que les immeubles haut de gamme sont toujours intéressants. Pourquoi? La population vieillissante cherche des habitations qui engagent moins de responsabilités, mais elle ne veut pas aller dans un logement normal. Même les propriétaires-occupants devraient se tourner vers les appartements de luxe.

Plus précisément, que conseillez-vous aux Montréalais qui en sont à leur premier achat?
C’est toujours une question de revenus. Ceux qui ont les moyens vont préférer l’unifamiliale. Cela dit, quand on a moins d’argent, acheter un condo de petite taille est une excellente idée, puisque c’est un type d’habitation en demande pour différentes clientèles : les boumeurs et les acheteurs d’une première maison. La demande pour les condos est forte et elle va le demeurer pour des raisons économiques et démographiques.

Dans la conclusion de L’immobilier en 2025, vous suggérez de passer du mode vertical à l’immobilier horizontal. On dirait que les Chinois ont compris votre approche, eux qui cherchent à acheter des terrains ici…
J’ai effectivement une approche globale. Les conséquences du réchauffement climatique font qu’il y a des pertes d’espace, que la désertification s’accentue et que le niveau des mers cause des drames humains. Les Chi­nois ne sont pas les seuls à acquérir des terrains ailleurs. Par exemple, aux îles Maldives, le gouvernement a commen­cé à acheter des terres en Inde pour déplacer éventuellement ses populations. Il y a aussi le Qatar, aux prises avec la désertification et l’augmentation de sa population, qui manque d’espaces cultivables et achète des terres pour y remédier.

L’immobilier étant un domaine où l’offre est limitée et connue, il est évident que les terrains prendront de la valeur à mesure que la population augmentera. C’est pourquoi, pour moi, les investisseurs devraient se tourner vers les terrains.

L’immobilier en 2025.
Investir autrement,
Les Éditions La Presse

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.