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Dépendance rapide

Les symptômes de dépendance à la nicotine n’attendraient pas le nombre des années, selon une nouvelle étude dont les premiers résultats ont été dévoilés hier, en marge de la Semaine québécoise pour un avenir sans tabac.

Réalisée auprès de 1 293 étu­diants sélectionnés dans 10 écoles secondaires montréalaises, l’Étude Nico, lancée en 1999, révèle que la dépendance à la nicotine se développerait près de cinq fois plus rapidement qu’anticipé.

«Pendant plusieurs années, la communauté scientifique a cru que l’accoutumance à la nicotine se développait seulement après deux ou trois ans, a expliqué la Dre Jennifer O’Loughlin, chercheuse principale de l’Étude Nico. Notre étude indique au contraire que les symptômes de dépendance apparaissent cinq mois après la première bouffée de cigarette.»

L’étude a aussi permis de déconstruire certains my­thes entourant le tabagisme.

«Il y a une croyance populaire qui veut que fumer aide à rester mince, a indiqué Dre O’Loughlin. Mais selon nos analyses, il n’y a aucun lien entre le tabagisme et l’indice de masse corporelle.»

Un lien pourrait toutefois être fait entre le nombre de cigarettes fumées par les adolescents en période de croissance et leur taille. Les adolescents fumant davantage seraient moins grands à la fin du secondaire.

Nouvelle offensive
La Loi sur le tabac devrait faire l’objet d’une révision ma­jeure en 2010. Le gouvernement devrait toutefois engager une nouvelle guerre contre la contrebande de cigarettes dès cette année.

Alain Poirier, sous-ministre et directeur national de la santé publique au ministère de la Santé, rappelle aussi l’importance du prix des cigarettes dans le processus d’initiation des jeunes au tabagisme.             

Semaine québécoise pour un avenir sans tabac, du 18 au 24 janvier

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