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CrossFit: s'entraîner dans l'intensité

Lorsque le plongeur Christopher Kalec a pris sa retraite en 2004, après les Jeux olympiques d’Athènes, il souhaitait garder la forme. «Je suis allé dans un gym traditionnel, mais je n’aimais pas ça.» Un ami lui a alors fait connaître le CrossFit.

«J’ai été surpris de voir des résultats aussi rapidement. Je me suis remis en forme au niveau où j’étais quand je m’entraînais pour les Olym­piques.» Il a depuis converti sa famille et ouvert l’Usine, un centre de CrossFit, avec son collègue Dominic Adam.

Développée par Greg Glassman dans les années 90 et surtout pratiquée par les pompiers, les militaires et les policiers, cette méthode d’entraînement compte de plus en plus d’adeptes auprès du grand public. Le premier centre au Québec, CrossFit Montréal, a été créé en 2006 par Jacques Ambroise, un agent de la GRC.

«C’est un protocole qui s’adapte à tous, de la personne qui va à la guerre à la bibitte de bureau», explique Mathieu Dumontet, qui ouvert CrossFit CapOp cette année. Ce dernier a découvert le CrossFit avant d’aller combattre en Afghanistan et a entraîné ses collègues dans le désert.

Cette méthode combine le travail cardiovasculaire, la force musculaire, la flexibilité et l’endurance. Les mouvements s’inspirent de la gymnastique, de l’haltérophilie et de l’athlétisme et se veulent fonctionnels. Par exemple, on peut courir avec un ballon très lourd, pousser une masse, soulever des haltères, etc.

«On parle de mouvements fonctionnels, parce qu’ils sont utiles dans la vie de tous les jours. Au gym traditionnel, on entraîne ses triceps, mais dans la réalité, quand on lève un sac d’épicerie, on n’utilise pas juste ces muscles-là», explique M. Dumon­tet. Les entrainements varient constamment, afin de préparer les participants à s’adapter à tout type de situations.

Les exercices se font à haute intensité, mais s’ajustent au niveau de chacun. L’effort doit être fait au maximum de ses capacités. «Les besoins ne changent pas entre un joueur de football et une grand-mère, c’est le niveau d’intensité qui est différent», précise Dominic Adam.

Le tout se pratique en groupe. «On mise sur l’esprit d’équipe et la compétitivité. On souffre tous en même temps et l’on se pousse à se dépasser», affirme M. Adam. Mathieu Dumontet ajoute : «La camaraderie s’installe par elle-même, les gens se rejoignent dans la difficulté, c’est le fil conducteur.»

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