L'acide folique sous surveillance
Se pourrait-il que l’acide folique – dont on enrichit la farine blanche, la semoule de maïs et les pâtes au Canada – serve de carburant à certains cancers? C’est ce que des scientifiques se demandent, à la lumière de récentes études portant sur la pertinence d’enrichir davantage d’aliments en acide folique (vitamine B9).
Des chercheurs irlandais ont récemment observé, chez des femmes enceintes et des hommes, qu’une partie de l’acide folique obtenu de l’alimentation – de 1,3 % à 2,25 % – n’était pas absorbée par l’organisme.
Or, l’acide folique non métabolisé dans le sang pourrait accélérer la croissance des cellules cancéreuses chez des individus ayant des lésions précancéreuses – plus particulièrement dans l’intestin.
Au Canada
Récemment, une étude canadienne menée sur des rats indiquait que l’acide folique en surdose pourrait «nourrir» certains cancers, dont le cancer du côlon.
Malgré les doutes qu’expriment certains pays quant à la pertinence d’enrichir certains aliments en vitamine B9, Santé Canada continue de recommander un apport quotidien en acide folique de 400 µg (0,4 mg) aux femmes en âge de procréer. Par mesure de prudence, on déconseille toutefois de prendre un dosage supérieur.