Promouvoir la santé au travail pour sortir de la récession
Promouvoir la santé au travail et favoriser la prévention des maladies permettrait au Québec de sortir plus rapidement de la crise économique et de mieux affronter les défis que pose l’état des finances publiques.
C’est ce que propose le Groupe de promotion pour la prévention en santé (GP2S) dans un mémoire présenté au ministre des Finances, Raymond Bachand, dans le cadre des consultations prébudgétaires 2010-2011.
Santé et productivité
Selon la présidente et directrice générale du GP2S, Marie-Claude Pelletier, santé et productivité vont de pair. «Une entreprise qui ne se préoccupe pas de la santé globale de ses travailleurs doit débourser des coûts directs et indirects liés à la "non-santé" équivalant à 17 % de sa masse salariale.»
Dans le mémoire du GP2S, on indique que les entreprises dotées de programmes de santé affichent des revenus par employé supérieurs de 11 % et un taux d’absentéisme de
1,8 jour de moins.
On soutient également que le climat de travail serait meilleur au sein des entreprises dotées d’un programme santé, leurs travailleurs ayant une meilleure santé mentale et souffrant moins de stress, de détresse psychologique et d’épuisement professionnel (burnout).
Des résultats tangibles à court terme?
L’approche préconisée par le GP2S implique une aide gouvernementale aux entreprises telle que subventions, crédits fiscaux et autres mesures pouvant encourager les entreprises à se doter d’un programme de santé.
Selon les études canadiennes recensées par l’organisme, chaque dollar investi dans un programme de santé en entreprise se traduit par un retour de 2,75 $ à 4 $ sur investissement.
«La réduction de l’absentéisme et du roulement du personnel, tout comme la diminution du coût des assurances collectives et des cotisations à la CSST, par exemple, permettent aux entreprises de dégager de meilleurs profits, et au gouvernement d’élargir ses revenus», conclut Marie-Claude Pelletier.