Jouer pour stimuler le cerveau
Les personnes peu scolarisées qui pratiquent régulièrement des activités cognitives (lecture, écriture, mots croisés, sudokus…) amélioreraient leur mémoire, rapporte une étude américaine. Les chercheurs ont interrogé 3 343 hommes et femmes âgées de 32 ans à 84 ans, dont 40 % des candidats avaient au moins un diplôme universitaire de premier cycle.
Comme démontré dans la présente étude et dans des études antérieures, plus le niveau d’éducation est élevé, meilleures sont les performances cognitives, surtout les capacités liées à la mémoire, chez les personnes d’âge mûr et durant la vieillesse.
Bons résultats
L’étude indique toutefois que les personnes peu scolarisées qui pratiquent au moins une fois par semaine une activité qui stimule leur intellect peuvent obtenir des performances cognitives qui se rapprochent de celles d’une personne ayant plusieurs années de scolarité.
Selon les résultats, les personnes peu scolarisées pratiquant ces activités ont obtenu un résultat presque trois fois plus élevé aux tests de mémoire que les sujets du même groupe, mais qui pratiquaient peu d’activités cognitives. Leur résultat était même plus élevé que ceux des personnes du groupe scolarisé qui faisaient peu d’activités cognitives.
Louis Bherer, professeur au Département de psychologie de l’UQAM et chercheur à l’Institut universitaire de gériatrie de l’Université de Montréal, n’est pas surpris des résultats de l’étude. «Les gens sans diplôme qui pratiquent régulièrement la lecture, l’écriture, qui assistent à des conférences ou résolvent des mots croisés ou des sudokus peuvent atteindre les mêmes niveaux cognitifs que les gens scolarisés», soutient-il.
Le maintien de l’acuité intellectuelle ne dépend toutefois pas seulement de l’activité cérébrale, insiste Louis Bherer. L’exercice physique, une saine alimentation, la santé cardiovasculaire et le réseau social sont indissociables d’une excellente santé intellectuelle, avance-t-il.
www.passeportSanté.net