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La ceinture de Batman

Le stress n’est pas un mécanisme particulièrement compliqué à expliquer. C’est le système d’alarme de notre organisme. Lorsque nous sommes confrontés à une menace ou à un défi, le stress nous pousse à agir.

Ce qui stressait les hommes des cavernes, c’était de trouver de la nourriture, copuler, se garder au sec et éviter de se faire dévorer. Aujourd’hui, nos défis sont différents : essayer de ne pas trop manger, garder nos aisselles au sec et éviter de nous faire avaler par des prédateurs appelés entreprises.

Si je vivais dans la nature et que je devais m’aventurer dans la forêt, certains malheurs pourraient m’arriver : je pourrais être attaqué par des bêtes sauvages, tomber d’une falaise, être mordu par un serpent, etc.

Heureusement, l’être humain a évolué au point d’avoir assez de matière grise pour prévoir les dangers et créer des outils permettant d’y faire face. Je pourrais emporter une arme à feu et une boussole. Si j’étais comme Batman, qui semble disposer d’un outil dans sa ceinture pour affronter tous les dangers, je serais certainement moins stressé.

Préparation
Voici une formule simple : plus nous avons de défis à relever, plus nous sommes stressés. Plus notre aptitude à y réagir augmente, moins nous le sommes. Cela signifie que nous sommes moins stressés lorsque nous pouvons prévoir les défis et que nous disposons de la capacité de les relever. C’est pourquoi tout changement est angoissant.

Confiance
Si la préparation réduit le stress, certaines personnes essaient trop d’anticiper les problèmes et tentent d’avoir le contrôle de la situation. Elles s’effondrent lorsqu’elles n’ont aucun moyen de contrôle ou qu’elles ne peuvent prévoir les défis.

Nous avons besoin d’un outil spécial pour gérer le stress : la confiance en soi. Si nous avons confiance en notre capacité de relever les défis, nous nous sentirons moins stressés. La personne sûre d’elle n’a pas besoin de savoir ce qui s’en vient.

Acceptation
Il ne s’agit pas d’une vérité absolue. Même les gens les plus sûrs d’eux savent qu’ils ne peuvent pas relever tous les défis. C’est pourquoi nous avons besoin de notre outil suprême contre le stress: l’acceptation. Sans elle, les efforts pour tout contrôler confinent les gens dans la colère, l’inquiétude et la tristesse. Comme le disait mon père : «C’est la vie. Quoi qu’elle nous apporte, il faut faire avec.»

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