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Échanger sa maison pour voyager autrement

L’échange de maisons n’est pas une nouveauté, mais le concept gagne à être connu. L’expérience, Sylvie Jacob, Montréalaise de 53 ans, l’a tentée il y a un petit moment déjà. La première fois c’était en 1997, lorsqu’elle est partie à Carpentras, dans le sud-est de la France avec son mari et ses trois enfants. Au même moment, une famille française était venue s’installer dans leur maison du quartier Notre-Dame-de-Grâce. L’expérience les a tellement séduits qu’ils l’ont renouvelée en 2001, pour passer des vacances en Espagne, à Pampelune.

Sur la Toile, il est facile de trouver des sites spécialisés dans l’échange de maison. La plupart d’entre eux demandent une contribution qui s’élève en moyenne à une centaine de dollars par an. En contrepartie, il est possible d’accéder au profil des personnes désireuses d’échanger leur maison ainsi que de poster des photos et des informations sur sa propre maison et sur les destinations recherchées. Chacun est invité à donner le plus de renseignements possibles sur sa maison, sa famille, son quartier et sa région.

Une fois qu’une annonce correspond aux attentes, le temps est venu de contacter les potentiels «échangeurs». Plus les contacts sont nombreux avant le départ, plus la confiance s’installe. «La première fois, je me suis demandée dans quel état on  retrouverait la maison, avoue Sylvie Jacob. Mais je n’étais pas vraiment inquiète parce qu’on avait eu plusieurs contacts avec les gens avec qui on faisait l’échange. On a appris un peu à se connaître.» De plus, la signature d’une entente entre les parties est fortement conseillée.

L’avantage immédiat à l’échange de maison est d’abord financier, puisque la dépense liée à l’hébergement disparaît. «Je dirais qu’on peut économiser jusqu’à la moitié du budget. Et puis, nous avons beaucoup moins mangé au restaurant», confie Line Jacob, la sÅ“ur de Sylvie qui a tenté, elle aussi, l’aventure avec son mari et ses deux enfants l’été dernier en France.

Mais l’intérêt est également ailleurs. «C’est une façon de visiter le pays de l’intérieur, estime Sylvie Jacob. On est dans un quartier, dans l’environnement habituel des gens et pas dans un environnement touristique.» D’autant qu’en règle générale, ces hôtes qui reçoivent en leur absence laissent les bonnes adresses du coin, les spécialités de la région, ainsi qu’une liste d’informations pratiques comme les coordonnées du médecin de famille.

La voiture, les vélos des propriétaires sont souvent compris dans l’échange, voire parfois beaucoup plus que ça. Ainsi, Sylvie et sa famille ont pu profiter des résidences secondaires de leurs hôtes. L’une des familles possédait un pied-à-terre à Paris et l’autre une résidence dans les Pyrénées…

Quelques sites à consulter

  • Intervac a été créé en 1953 et reste l’un des meneurs dans le secteur.
  • Echangevacances.com a été créé par un couple de Québécois, Anne et Tony, adepte de la formule.
  • Profvac est un site d’échange communautaire destiné aux enseignants et aux chercheurs.
  • Trocmaison propose plus de 40 000 offres dans 144 pays.

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