L'empreinte écologique suspendue de New York
Actuellement, on délaisse graduellement les vieux concepts pour des idées nouvelles qui sont censées rétablir la santé de la planète et de ses occupants, notamment l’expansion de l’empreinte écologique des villes par la création de parcs et la transformation des zones pavées en espaces plantés. De plus, on doit être créatif quant à l’emplacement des parcs et tirer des enseignements des initiatives prises par d’autres villes, comme le High Line Park de New York.
Le High Line Park est une voie ferrée surélevée qui s’étend de la rue Gansevoort à la 34e Rue, à Manhattan. Érigé 30 pieds au-dessus du niveau de la rue pendant les années 1930, il faisait partie d’un projet d’infrastructure d’envergure visant à réduire les accidents mortels causés par les trains de marchandises qui desservaient les usines et les marchés locaux.
Durant les années 1950, la croissance de la construction d’autoroutes et de l’industrie du camionnage a marqué la fin du transport ferroviaire, entraînant la diminution de l’utilisation du corridor aérien et, au cours des années 1980, son abandon. La passerelle et les voies sont restées inactives, contrairement à la nature.
Pendant les décennies suivantes, le vent a semé des graines sur la passerelle, et un parc sauvage et naturel avec des arbres fruitiers et des plantes indigènes s’est épanoui au-dessus de la rue passante. Les marchands locaux et les maîtres d’ouvrage, qui considéraient la structure comme une horreur et un obstacle au développement urbain, soutenaient sa démolition auprès des élus. Toutefois, les habitants avaient une autre idée en tête : transformer ce patrimoine historique rouillé en un parc suspendu et profiter des Å“uvres de la nature.
L’association des Amis du High Line était née. Elle a fait pression sur l’administration municipale et a gagné. En juin 2009, la première section aménagée a été ouverte au public. On ne peut s’empêcher d’admirer la prévoyance, la créativité et la virtuosité des responsables de ce projet. Ils ont conservé les végétaux et les arbres originaux, ajouté de nouvelles espèces permettant de conserver l’eau et étendu l’empreinte écologique du quartier.
Outre un parc suspendu, un lieu de rassemblement communautaire attrayant a été créé. On a accordé beaucoup de souci à la conservation des anciennes voies, sur lesquelles trônent des sofas mobiles de bois. Des bancs magnifiques, des fontaines, un revêtement de sol et des Å“uvres d’art faites de matériaux respectueux de l’environnement contribuent à la théorie holistique qui doit guider la conception de tels projets.
À en juger par le nombre de visiteurs étrangers, le High Line est déjà une attraction internationale, qui sera sûrement imitée partout sur la planète dans notre intérêt à tous.