Achat d'une maison: le stress de la première fois
Lorsque Sherlyn Angibeau a commencé à chercher une maison, en décembre 2009, elle ne connaissait rien au domaine de l’immobilier. Il a fallu qu’elle s’informe auprès de diverses sources. «J’ai commencé par me renseigner sur des sites internet, notamment ceux des agences de courtiers, se souvient-elle. J’ai demandé conseil autour de moi, à des amis, de la famille…»
Elle décide de faire affaire avec une agence immobilière, mais n’en cesse pas pour autant ses recherches. «C’était un travail d’équipe. De mon côté, je regardais les nouveautés tous les jours. Il y a le stress, la peur de rater une occasion. D’autant qu’au moment où je cherchais ma maison, le marché était difficile; il y avait peu de vendeurs et beaucoup d’acheteurs.»
Sherlyn Angibeau raconte ses hésitations lorsqu’à une annonce alléchante manquaient quelques photos permettant de se faire une idée précise de la demeure. C’était le cas de l’annonce de la maison dont elle est aujourd’hui l’heureuse propriétaire. Elle présentait deux inconvénients : pas de photos, et un quartier, le centre-ville, qui n’était pas sa zone de prédilection. Mais son courtier a eu la bonne idée de la pousser à visiter la maison malgré tout.
Au moment de sa visite, elle fait appel à un inspecteur en bâtiment pour vérifier l’état de la demeure. Le recours à ce professionnel ne l’a pas empêchée d’avoir quelques (mauvaises) surprises après son déménagement. «On a découvert des vices cachés, explique-t-elle. Une chose est sûre, il ne faut vraiment pas se fier à l’esthétique du bâtiment, sinon on risque de se faire avoir.»
À l’agence immobilière avec laquelle Sherlyn Angibeau a fait affaire, on explique que ce genre de situation ne se produit que très rarement. «Hormis le cas de Mme Angibeau, la découverte d’un vice caché ne s’est produite qu’une fois chez un de mes clients, assure un courtier immobilier. Mais vous savez, lorsque l’inspecteur en bâtiment fait le tour de la maison, il ne vérifie que ce qu’il peut vérifier. Certaines choses restent invisibles; il ne peut pas éventrer les murs! Si le vendeur est de mauvaise foi, c’est vrai qu’on ne peut rien faire.»
La vente de la maison est finalisée en juin 2010, sept mois après le début des recherches. Pour Sherlyn Angibeau, le stress a continué jusqu’à ce que son offre soit acceptée par le vendeur. Elle confie que le fait d’avoir été en congé de maternité à ce moment-là l’a beaucoup aidée. «Ça m’a soutenue dans mes recherches, ça m’a donné du temps. Si j’avais travaillé, entre le boulot et les deux enfants, ça aurait été plus compliqué.»
Malgré tout, aujourd’hui, Sherlyn Angibeau ne regrette pas sa décision. «Louer un logement était une perte d’argent, alors que là, je fais un investissement. Avec les enfants, il y avait parfois des plaintes des voisins. Maintenant, je suis chez moi, et cet achat a vraiment entraîné une meilleure qualité de vie pour nous.»