Évasion, loisirs et plein air

On «monte» dans les Laurentides

Contrée de villégiature des plus réputées au Québec, la belle région des Laurentides attire de nombreux visiteurs en toute saison. Depuis longtemps, on «monte dans le Nord» pour s’y détendre et apprécier la beauté de ses paysages.

Depuis les années 1930, les Laurentides constituent l’un des «terrains de jeu» préférés des Montréalais. À moins d’une heure et demie de route de la grande ville, on trouve en effet une multitude de lacs, de montagnes boisées et de villages aménagés de façon à permettre aux visiteurs de séjourner plusieurs jours durant.

On se rend simplement au chalet en été pour se détendre, se rafraîchir, faire du canot, en somme profiter d’une nature généreuse. Les quelques villages de la région, qui s’étendent au pied des montagnes, sont très souvent coquets et agréables.

Un peu d’histoire…
Le sud de la région, dénommé les «Basses-Laurentides», fut très tôt occupé par des colons français venus en cultiver les riches terres arables. Plusieurs localités des Basses-Laurentides rappellent toujours l’histoire du pays par leur patrimoine architectural ou simplement par l’évocation d’événements s’y étant déroulés.

Inspirée par un personnage désormais légendaire, le curé Labelle, l’occupation des terres du plateau laurentien commença beaucoup plus tard, vers le milieu du XIXe siècle. La mise en valeur des «Pays-d’en-Haut» faisait alors partie d’un vaste plan de colonisation des régions périphériques du Québec visant à contrer l’exode des Canadiens français vers les villes industrielles du Nord-Est américain.

Curieusement, c’est à quelques riches visionnaires américains que l’on doit le développement des Lauren­tides en une grande région de villégiature de calibre international. On peut même dire, sans risquer de se tromper que, depuis les années 1990, cette région détient le titre de région de villégiature la plus dynamique au Canada. Plusieurs facteurs concourent à ce succès.

Au début, au cours des années 1930, on a construit des centres de villégiature autour de Saint-Sauveur et de la région du mont Tremblant. Il y avait aussi la proximité de Montréal, avec son important bassin de population et un moyen de transport utile : les trains du Canadien Pacifique et du Canadien National qui déversaient, chaque fin de semaine, un important cortège de skieurs s’y rendant pour pratiquer leur sport favori.

Mais on doit le véritable essor des Laurentides, comme destination de villégiature, à quatre innovations d’envergure : la construction du Gray Rocks Inn, la découverte du ski sportif en Amérique avec l’installation dans les années 1930 du premier remonte-pente mécanique, l’ouverture de la Maple Leaf, premier long sentier de ski de fond, et enfin l’implantation de la station de ski Mont-Tremblant.

Mais ce n’est pas tout; il s’est réalisé au cours des dernières années, un méga-projet de développement touristique, le plus important au Canada. La compagnie Intrawest y a construit un vaste complexe récréatif, soit la plus importante station en montagne dans l’est de l’Amérique.

Hébergement et restauration
La «Petite Suisse», la plus importante région de villégiature au Québec, s’est acquis une réputation internationale. L’industrie hôtelière y est donc bien implantée et de la plus haute qualité, que ce soit pour l’hébergement ou la restauration.

Aujourd’hui, les Lauren­tides disposent de plus de 200 établissements hôteliers répartis dans une cinquantaine de municipalités. Les endroits qui regroupent le plus d’établissements sont Mont-Tremblant, Sainte-Adèle, Sainte-Agathe-des-Monts et Val-David. En ce qui concerne les services et installations que l’on retrouve dans la plupart des établissements, notons que la concurrence oblige les hôteliers à innover et à être créatifs. Il va sans dire que les Lauren­tides sont aussi très bien nanties en lieux gastronomiques.

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