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La Suisse à vélo, c’est… électrisant!

Photo: Suisse tourisme

Montagnes vertigineuses par-ci, lacs époustouflants par-là, la Suisse cache des panoramas de carte postale pratiquement derrière chaque vache helvète qui broute dans un pâturage.

Pas évident alors, pour nos yeux débordés, de tout capter de cette beauté. Et pourquoi pas une visite en vélo, avec toute la liberté qu’un tel moyen de transport peut offrir?

Bien beau le vélo, dites-vous, mais tous n’ont pas des cuisses et des mollets capables de supporter l’inclinaison des collines et des montagnes suisses. Pas grave. Un nouveau bolide a fait son apparition sur les pistes cyclables de nos cousins suisses : le vélo électrique ou «e-bike». Conçue et fabriquée en Suisse, cette monture est munie d’une batterie qui permet de soulager le cycliste dans ses efforts.

Mais attention, la machine ne fait cependant pas tout le travail! Le cycliste doit continuellement pédaler, et en fonction du niveau d’aide choisi, le vélo fait une partie du boulot. Ainsi, une longue et pénible montée, comme je l’ai expérimenté lors d’une ballade au tour du mont Pèlerin, dans le canton de Vaud, n’exige soudainement pas plus d’efforts qu’une petite colline.

En puissance maximale, l’engin va jusqu’à doubler votre force et offre une autonomie d’environ 40 km. Pas besoin donc d’être bien sportif pour penser entreprendre un voyage de quelques jours en vélo électrique.

Balades clés en main
Plusieurs entreprises offrent des forfaits clés en main ou sur mesure aux visiteurs qui souhaitent parcourir les régions de la Suisse sur un vélo électrique. Trajet, vivres, hôtel, restos, arrêts panoramiques, visites de points d’intérêt – ces compagnies s’occupent de tout afin que vous ayez l’esprit libre pour pédaler en toute légèreté. On va même d’ailleurs jusqu’à prévoir une camionnette afin de transporter les bagages d’une destination à l’autre. Dans ce véhicule se trouvent aussi des vélos, des batteries et des pièces de rechange en cas de pépin. Vive la prévoyance suisse!

Pour les plus aventureux qui souhaitent s’organiser eux-mêmes, il est possible de faire soi-même la location de vélos électriques dans des centaines de stations – notamment dans les gares de train du pays – où l’on retrouve aussi le service d’échange et de recharge de batteries. En vous rendant sur le web, vous pouvez accéder à l’ensemble des itinéraires, trouver les stations de vélos électriques, et même… y effectuer des réservations à l’avance! Pas moins de 3 000 «FLYER» – nom du fabricant suisse des vélos électriques – sont offerts en location dans plus de 400 stations dispersées dans le pays.

Avec des noms plus bucoliques les uns que les autres, tels que «Route du Rhône», «Route des Grisons» ou simplement «Route des lacs», différents itinéraires – on compte 9 000 km de pistes cyclables en Suisse – offrent au voyageur des expériences extrêmement variées, passant de la campagne aux montagnes ainsi qu’aux circuits urbains.

C’est le cas de la Route du cœur, qui se faufile entre Affoltern, dans la région de l’Emmental, et Burgdorf, en passant par Lützelflüh. Au cours du trajet de quelques heures, on peut visiter des fromageries qui produisent le célèbre fromage, rouler sur des plateaux pré-alpins qui offrent des points de vue à couper le souffle sur les Alpes, longer la majestueuse rivière Emme (prononcez «aimé») et déambuler dans les rues pavées d’un village du XIIe siècle bordé par les murs de pierre d’un château!

Et pourquoi ne pas en profiter pour arrêter dans un vignoble pour déguster un bon vin local, ou encore fouiner dans un kiosque libre-service sur le bord de la route pour y déguster quelques cerises ou… un bon verre de lait bien frais?

Vélo électrique, où se renseigner?

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À découvrir aussi : L’amant suisse d’Audrey Hepburn

La célèbre actrice britannique qui a enflammé le grand écran, particulièrement dans les années 1950, a vécu une histoire d’amour avec la Suisse, plus précisément avec le village de Tolochenaz, dans le canton de Vaud, où elle a rendu son dernier souffle en janvier 1993. Elle s’y est établie dans une villa de ce petit village tranquille, où elle pouvait vivre sa célébrité sans être importunée. Sa sépulture dans le petit cimetière du village est devenue un lieu de recueillement et de pèlerinage.

Jusqu’à la fin de sa vie, elle a fréquenté le mercredi le marché de Morges, une ville près de Tolochenaz. C’est d’ailleurs dans cette cité de 15 000 habitants qui se mire dans le spectaculaire lac Léman qu’un petit musée à la mémoire d’Audrey Hepburn a été aménagé. Le conservateur de la Fondation Bolle, Salvatore Gervasi, a consacré d’innombrables heures de travail pour amasser une foule de documents d’archives et d’objets ayant appartenu à l’actrice.

Quelque 45 portraits, qui ont servi lors d’une exposition mondiale qui a permis à l’UNICEF d’amasser 12 M$, ont été offerts par les enfants de l’actrice au coquet musée qui a accepté d’en assumer la responsabilité. Depuis, la collection d’artefacts ne cesse de croître. «C’est en quelque sorte ma maîtresse, confie M. Gervasi. Je collectionne tous les livres, tous les objets sur elle. J’ai récupéré 2 000 photos. Je suis un passionné d’Audrey. Et cette maîtresse me prend beaucoup, beaucoup de temps! Elle a changé un peu ma vie.»

www.fondationbolle.ch

Notre journaliste était l’invité de Swiss Airlines et de Suisse Tourisme.

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