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Tokyo pour quelques yens de moins

Jennifer Lesieur, Métro France

Tokyo. Trop loin, trop cher, trop tout! Mais qu’est-ce qu’on aimerait y aller… Chacun a une raison secrète d’aller fouler le sol de la capitale nippone, mais se contente souvent d’en rêver. Passionnés de mangas ou accros du kendo, sachez-le : il est possible de séjourner à Tokyo sans se retrouver sur le tatami. La preuve.

Dormir (beau et bien)
Les hôtels-capsules, c’est amusant, mais pas plus d’une nuit. Les ryokan, en revanche… Ces auberges traditionnelles ont le mérite d’être charmantes, confortables et peu chères (à partir de 5 500 yens par nuit et par personne). On se déchausse, on foule les doux tatamis, on pousse les cloisons de papier et on se glisse dans un futon : pas de doute, on est au Japon!

Une valeur sûre : Sawanoya Ryokan, tenu par la même famille depuis trois générations. Tout y est : propreté, calme, bain traditionnel, jardin… Et l’accès sans fil gratuit dans les chambres! (www. sawanoya.com). Sinon, dans le quartier d’Asakusa, testez le charmant Kangestu (www. kangetsu.com). Attention, certains ryokan imposent un couvre-feu.

Manger (bon et sain)
Les merveilles de la gastronomie japonaise se dégustent dans les izakaya, sortes de pubs locaux que l’on trouve dans chaque rue. Dans un cadre souvent boisé, simple et de bon goût, vous trouverez sur le menu plusieurs petites assiettes abordables, histoire de goûter à tout. Sushis et tempuras bien sûr, mais aussi des expériences  singulières comme le sashimi de cheval, le cartilage de poulet pané ou les brochettes trempées dans de l’Å“uf cru. Et on boycotte la baleine quand il y en a. Autrement, on trouve facilement de petites échoppes faisant la part belle aux tempuras, à la soupe miso, au soba (nouilles froides) et au thé vert en apéro. Copieux et pas ruineux.

Acheter (égoïste ou altruiste)
Pour l’électronique, allez dans l’assourdissant Akiha­bara, le temple des geeks. Les grands magasins étant plutôt chers, mieux vaut fouiller dans les bacs à même le trottoir, où les prix des accessoires sont moindres, concurrence oblige.

Pour les gadgets et produits japonais d’usage courant, guettez les «100 Yens Shops», sortes de grands bazars où l’on trouve tout à 100 yens, ou guère plus. Entre deux horreurs, on y déniche des sels de bain à l’hinoki, des chaussons d’intérieur très stylés, des pinceaux de calligraphie et même quelques accessoires pour iPod. Enfin, parmi les dizaines de milliers de distributeurs de boissons se cachent des distributeurs de gadgets ou de mangas coûtant le même prix qu’un Coca : 200 yens.

Visiter (moine ou geek)
Les temples sont nombreux et sont accessibles gratuitement. Autour des plus grands, comme Senso-Ji, profitez des petites boutiques où l’on confectionne sous vos yeux de délicieux petits gâteaux à la pâte de riz fourrés aux haricots rouges (à peine 100 yens). Les salles d’exposition gratuites, com­me celles du Sony Building, sont parfois de véritables petits musées de l’électronique, où vous pourrez tester les derniers produits.

Les parcs, sanctuaires et toits de gratte-ciel sont aussi offerts aux flâneurs. Enfin, impossible de quitter Tokyo sans se lever tôt et passer toute la matinée à Tsukiji, le plus grand marché de poissons du monde. Pour pas un rond, impossible d’y rater ses photos…

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