À la découverte de Panamá
Le centre historique de la «nouvelle Panamá» se trouve dans le secteur de San Felipe, couramment appelé «Casco Viejo» ou «Casco Antíguo». C’est là que vous trouverez la plupart des bâtiments datant de l’époque coloniale ainsi qu’un grand nombre de demeures de style, en plus ou moins bon état.
Pour vous aider à mieux apprécier votre visite, nous vous proposons un parcours à pied à travers ce quartier fascinant. L’Avenida Central, piétonnière en partie (entre la Plaza Santa Ana et la Plaza 5 de Mayo), est le meilleur accès pour entreprendre la visite. Vous pouvez voir tout ce secteur à pied en une journée.
Casco Viejo est aujourd’hui un quartier où il fait bon flâner, au hasard des ruelles, jusqu’au front de mer. Il y règne une fabuleuse ambiance romantique à la nuit tombée. Plus tard en soirée, l’endroit devient le terrain de jeu des touristes les plus festifs.
Sur la jolie petite Plaza Santa Ana, agrémentée d’un parc, se réunissent quantité de Panaméens pour débattre de toutes sortes de sujets, en général d’ordre politique. Il y règne une animation constante. Édifiée entre 1688 et 1796, la Catedral Metropolitana constitue une belle réussite architecturale. C’est surtout sa façade qui retient l’attention, et vous ne manquerez pas de contempler sa partie centrale, construite avec les pierres de l’ancienne église du couvent de la Merci (Merced), situé à Panamá Viejo.
La cathédrale est flanquée de part et d’autre de deux tours de forme pyramidale peintes en blanc. Sur les clochers, vous pourrez observer des coquilles nacrées, incrustées en guise de décoration. L’intérieur de la cathédrale, avec son espace aéré, comporte quelques beaux vitraux. En outre, des peintures de l’école de Séville peuvent y être admirées.
Le Teatro Nacional construit entre 1903 et 1908, arbore un intérieur qui ressemble étrangement à la Scala de Milan, non sans raison, car c’est Ruggieri, l’architecte de la Scala, qui en fut l’auteur. Il fut inauguré en la présence de la célèbre Sarah Bernhardt. L’intérieur, décoré de rouge grenat et de doré, avec ses petits balcons suspendus (remarquez le balcon central ou «balcon présidentiel», orné des armoiries de la république), invite à la rêverie.
N’hésitez pas à demander, lors de votre visite, d’avoir accès aux terrasses avant et arrière, d’où vous aurez une vue splendide de la Plaza Bolívar. Les ruines de l’Iglesia y Convento de Santo Domingo sont celles d’un ancien couvent fondé en 1678 par l’ordre des dominicains et celles d’une église attenante. Les restes de la façade de l’église permettent d’imaginer l’importance et la beauté de l’édifice.
Au menu
Quelques mets typiques à ne pas manquer :
- Patacones : rondelles de bananes plantains aplaties et frites dans l’huile.
- Ceviche : poisson cru, souvent de la corvina, baignant dans du jus de citron et assaisonné de coriandre.
- Bollo : plat à base de maïs avec de la viande et des légumes, servi dans une feuille de maïs.
- Carimañola : petit chausson farci de manioc et de viande ou de poisson, le tout mélangé avec des œufs.
- Carne de Res : viande de bœuf bollo chiricano.
- Tamales : mélange de maïs cuit, de poulet ou de porc et d’épices, le tout enrobé dans une feuille de bananier.
- Corvina : poisson à chair blanche du Pacifique.
- Chicharrones : croustilles à base de peau de porc.
- Empanadas : petits chaussons farcis de viande ou de légumes, préparés en général avec de la pâte de maïs.