Manger et boire local

Comment rendre son épluchette divine avec Soeur Angèle

Photo: Gracieuseté et iStock

L’été va bon train, le soleil est parmi nous, les légumes québécois sont prêts et l’organisation d’une première épluchette de blé d’Inde vous trotte dans la tête. Nous avons fait appel à nulle autre que Sœur Angèle pour vous donner LA recette d’une épluchette digne des cieux. 

Comme première étape, Sœur Angèle recommande d’aller chercher son maïs la journée même de l’épluchette, pour qu’il soit le plus frais possible. Pour savoir lequel choisir, «il faut pas que les feuilles soient jaunes, mais bien vertes», dit-elle, avec entrain.  

Les options de cuisson 

Plusieurs modes de cuisson s’offrent à vous pour rendre le tout savoureux. Voici les meilleurs:  

Eau bouillante 

Pourquoi changer une recette gagnante? Mettre les maïs dans l’eau bouillante, c’est toujours winner. Selon Angiola Rizzardo (aka Sœur Angèle), on place les blés d’Inde dans l’eau lorsqu’elle bout, pour une durée de 4 à 7 minutes. Attention! «Il ne faut pas le faire cuire longtemps; plus on le fait cuire longtemps, plus il durcit.» Un autre bon conseil de la pro de la cuisine est de ne pas saler l’eau, encore une fois, pour que la texture soit la plus tendre possible.  

Micro-ondes

Pour du bon manger rapido presto : «On peut faire le maïs dans le four à micro-ondes. On enlève les cheveux et on garde les feuilles tout près du maïs pour le faire cuire. Comme ça, ça sèche pas […]. Dépendamment de ton micro-ondes, tu peux le faire cuire 7 à 8 minutes», conseille l’experte.

BBQ 

Pour les adeptes du BBQ, Sœur Angèle a pensé à vous : «Quand on le fait cuire sur le BBQ, on garde les premières feuilles sur l’épi et on le roule dans un papier d’aluminium, pour qu’il garde son humidité. […] On peut aussi mettre les épices et le beurre avant de l’envelopper», nous dit-elle. 

Lorsque votre repas est bien cuit, laisser ce qui n’est pas consommé dans l’immédiat dans un bol d’eau tiède. Cela permet que la texture reste idéale tout au long de la soirée. 

Accompagnements et ambiance 

Pour madame Angiola, l’épluchette doit être rassembleuse et festive. On ne se casse pas la tête!  

«Quand tu fais l’épluchette de maïs, tu présentes aussi des hot-dogs et des hamburgers – c’est moi qui dis ça? – et une salade aux choux et c’est ça, les gens sont contents.» Sur la table, on place tous les assaisonnements, donc le beurre, le sel, les épices, comme ça «tout le monde met ce qu’il veut et on laisse la liberté». 

Pour l’ambiance, elle nous conseille de mettre de la musique québécoise, car l’épluchette, «c’est le festival du Québec».  

À boire lors de l’épluchette

Comme on peut faire de la bière à base de maïs, notre conseillère nous donne sa bénédiction pour boire de la bière pendant le repas. On peut aussi servir «de la limonade, du thé glacé, du thé vert glacé – tout le monde saute là-dessus», suggère-t-elle. 

On fait quoi des restants? 

La soirée a été un succès, tout le monde est plein et il reste une bonne douzaine de maïs pas consommés. On fait quoi?  

Sœur Angèle recommande de les congeler : «On les fait blanchir, on les met dans l’eau glacée et on les garde enveloppés dans un papier film et après dans un papier d’aluminium» et on place le tout dans le congélo. Ça vous permettra d’assouvir vos cravings de blé d’Inde cet automne.  

Si vous n’êtes pas fans de bouffe congelée, quelques autres options sont conseillées. Vous pouvez faire de la fécule de maïs, de l’huile de maïs, du pain de maïs ou encore de la polenta.  

Sinon, faites-vous une bonne batch de maïs en crème pour vos prochains pâtés chinois. En plus, c’est tout simple d’après Sœur Angèle: «On prend le maïs, on le fait blanchir, on le fait glacer, on l’égraine et après on le passe dans le malaxeur.»  

Toute bonne rencontre avec Sœur Angèle comporte de délicieuses anecdotes. Saviez-vous que le sol au Québec est sucré, d’où le bon blé d’Inde qu’on y produit? «J’ai déjà amené du maïs sucré en Italie et j’ai dit à mon beau-frère “plante-le et tu vas avoir du maïs sucré”. La première année, c’était demi-sucré, raconte-t-elle. La deuxième année, c’était encore moins sucré. Le sol n’est pas sucré là-bas, donc le résultat n’est pas le même.»  

Le samedi 6 août de 10h à 16h, Soeur Angèle sera au 665, boulevard Gouin Est, à Montréal, pour y vendre des plats qu’elle a cuisinés. Tous les profits iront à sa fondation, qui vient en aide aux étudiants en hôtellerie.

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