Manger et boire local

Impasto: le grand «petit italien» du coin

Photo: Yves Provencher/Métro

On trouve des restaurants italiens presque partout. Ils ne peuvent toutefois pas tous se targuer de faire voyager nos papilles comme si elles étaient en Italie.

À l’Impasto, la simplicité et l’authenticité de la cuisine nous y transportent directement, avec une touche de classe.

On avait hâte d’aller chez Impasto, vu toutes les critiques élogieuses qu’on avait pu lire. Hâte de goûter à cette cuisine italienne qu’on dit «authentique». Hâte d’en découvrir l’ambiance le temps d’une soirée. Verdict? Nous n’avons pas été déçus.

Sur la carte, pas très longue, des Antipasti, des Primi faits de pâtes maison et des Secondi aux légumes de saison. Des plats qui sont apprêtés par une brigade d’hommes à casquette au style branché. On peut facilement les observer de l’autre côté du comptoir qui sépare une partie de la salle à manger de la cuisine.

Dans l’assiette
Difficile de résister à l’entrée de burrata. Ce fromage italien composé de mozzarella et de crème était servi sur des tranches de tomate héritage avec des oignons fins et un lit d’huile. Fraîche et fondante, la burrata est absolument exquise. Fermez les yeux en la dégustant : c’est un voyage  instantané en Italie. Ne laissez pas le prix vous décourager (17 $ pour une entrée, ça peut être un pensez-y-bien pour certains) : la portion est plus que généreuse (grosse comme un poing de jeune dame que je suis) et le bonheur qu’on éprouve, incomparable.

Notre table de deux s’est ensuite délectée d’une petite portion de Mafalde au lapin braisé. Le lapin, en quantité généreuse, est bien juteux et savoureux. Des olives composent aussi ce plat de pâtes longues aux côtés ondulés et ajoutent une agréable surprise aux bouchées de ce plat réconfortant.

Côté viande, nous sommes allés vers la poitrine de canard aux champignons sauvages et Marsala. Probablement en raison de l’éclairage tamisé qui permet difficilement d’en voir les subtilités, l’apparence de ce plat n’est pas son plus grand atout. La viande de canard, foncée, est déposée sur les champignons, aussi d’une couleur brun foncé. Du kale ajoute un peu de verdure, mais en gros, c’est plutôt monotone. Le résultat, en bouche, est toutefois supérieur au visuel. Le canard, découpé en tranches, est tendre. Les champignons fondent dans la bouche. Des morceaux de piment relèvent l’ensemble. Fort satisfaisant.

Seul bémol concernant les plats : c’est un peu trop salé. Faite au serveur, cette remarque s’est immédiatement transformée en souci réel pour la maison, qui nous a offert le dessert pour s’en excuser. Comme quoi, le service, qu’on trouvait excellent depuis le début de la soirée, n’a cessé de nous emballer.

Présenté dans un mignon petit pot de verre, le tiramisu est un délice. Avec son puissant goût de café et ses bouchées aux morceaux parfois gelés qui offrent un contraste intéressant, il est crémeux sans être lourd.

On recommande de réserver une semaine à l’avance pour un souper en semaine et environ un mois à l’avance pour un repas le samedi. Très recherché, donc, mais il ne s’en est pas pour autant enflé la tête. On s’y sent accueilli et apprécié comme client – une grande force. Et nous ferons les efforts nécessaires pour y retourner, certainement.

En résumé

  • L’occasion : Une soirée à deux ou entre amis. Pas le meilleur endroit pour une conversation délicate cependant.
  • L’ambiance et le décor : C’est animé et bruyant, mais accueillant. Décor moderne avec marbre, céramique et bois. Cuisine ouverte composée d’hommes à casquette.
  • Les prix : Entrées : de 10 $ à 17 $. Primi : de 10 $ à 16 $ (petites portions) et de 17 $ à 28 $ (portions régulières). Secondi : autour de 28 $.
  • Nous avons aimé : La qualité des ingrédients, de l’exécution et du service.
  • Nous avons moins aimé : Difficile d’y improviser une soirée, tant l’endroit ne dérougit pas.

Impasto
48, rue Dante – (514) 508-6508

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