Manger et boire local

Un nouveau sommet en 2007 pour le marché de la revente

L’année qui vient de s’écouler a été excellente pour le marché de la revente à Montréal, puisque le nombre de transactions conclues par l’entremise du réseau MLS de la Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM) a atteint un niveau inégalé depuis 1993. Au total, 43 543 ventes de propriétés existantes ont été conclues en 2007 dans la région métropolitaine  contre 38 792 en 2006, ce qui représente une hausse de 12 %.

«L’année 2007 a bénéficié d’un contexte très favorable, ce qui a permis au marché de la revente de tirer particulièrement bien son épingle du jeu», a fait valoir par voie de communiqué Michel Beauséjour, chef de la direction de la CIGM. Malgré les difficultés que le secteur manufacturier a éprouvées, l’emploi a tout de même progressé de 2,5 % en 2007, et le taux de chômage a baissé à 7,0 % pour atteindre son niveau le plus bas depuis 20 ans.

La confiance des consommateurs est demeurée au rendez-vous tout au long de l’année et, selon les données du Conference Board du Canada, toujours plus de la moitié des consommateurs québécois estimaient que le moment était propice pour faire un achat important, tel celui d’une maison. À cela s’ajoutent des conditions de financement qui ont été plus flexibles pour les consommateurs et qui sont demeurées attrayantes même si les taux hypothécaires ont quelque peu remonté en 2007.

À l’avantage des vendeurs
Le segment des copropriétés s’est nettement démarqué. Les ventes se sont accrues de 20 %, soit le double des ventes de maisons unifamiliales (+ 10 %) et presque le triple de celles de plex (+ 7 %).

La pression à la hausse exercée sur le prix des propriétés unifamiliales (+ 7 %) et des plex (+ 6 %) s’est poursuivie et a été comparable à celle enregistrée en 2006. Dans la région métropolitaine, le prix de vente moyen des maisons
unifamiliales a atteint 253 340 $ (+ 7 %) en 2007 contre 236 522 $ en
2006. Ces marchés sont demeurés à l’avantage des vendeurs. «Le marché des copropriétés est celui qui a connu le plus de changements par rapport à 2006. Après être arrivé à un équilibre en 2006, il est vite redevenu favorable aux vendeurs, et ce, dès le deuxième trimestre de 2007», a souligné Astrid Joseph, analyste de marché à la Société canadienne d’hypothèques et de logement. La hausse des prix observée en 2007 (+ 6 %) a été un peu plus forte qu’en 2006 (+ 4 %).

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