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Vivre avec la belle-famille

L’idée de partager une maison avec la belle-famille n’attire pas beaucoup de Nord-Américains. Pour­quoi quitter sa propre famille pour en trouver une autre?

Mais le portrait démographique change, comme la façon de voir la famille élargie. Le vieillissement des baby-boomers serait aussi en cause : on s’attend à ce que les personnes nées entre 1946 et 1964 constituent un quart de la population en 2015. Les générations à venir de personnes âgées auront un style de vie unique. Les voyages, les passe-temps, voire la nouvelle carrière postretraite seront de plus en plus fréquents.

Avec la direction que prend le système de santé, il est probable que les institutions pourront loger de moins en moins de gens. Sans oublier que les personnes âgées préfèrent maintenir leur indépendance le plus longtemps possible. C’est pourquoi la vie en maison de retraite ou en communauté n’est pas le premier choix de ceux qui estiment pouvoir continuer à contribuer à la société.

Vivre avec ses enfants

Habiter avec ses enfants pourrait sembler un bon compromis, tant que la conception de la maison permet à tous ses occupants d’avoir leur intimité. La solution? Un bâtiment multigénérationnel partagé par les membres d’une famille étendue.

L’idée n’est pas nouvelle. Avant la Révolution industrielle, les familles avaient l’habitude de cohabiter. D’ailleurs, beaucoup de jeunes immigrants habitent, les premières années, avec leurs parents. Dans diverses cultures, principalement chez les Asiatiques, on s’attend à ce que le fils s’occupe de ses parents âgés. Son épouse les accepte dans le contrat de mariage. Les grands-parents peuvent ainsi s’occuper des enfants.

Au Japon, où vivre avec la belle-famille est commun, les entrepreneurs offrent des possibilités pour les familles étendues. On offre aux acheteurs une panoplie de designs permettant de transformer une partie de la maison en un logement séparé.

Ici, on attend toujours qu’un entrepreneur offre des options multigénérationnelles. Il appert que dans cette ère d’individualisme, il faudra à l’industrie un certain degré de clairvoyance pour adopter cette idée.

Répondre aux besoins

Il existe plusieurs types de logements multigénérationnels. Le granny flat, fréquent en Australie, est bien documenté. Il s’agit d’une structure indépendante construite à l’arrière d’une maison. D’une superficie allant de 300 à 600 pieds carrés, l’unité contient une chambre à coucher, une cuisine, une salle de bain et un petit salon.

Si, ici, la plupart des municipalités ont interdits les granny flats, les constructeurs pourraient examiner des solutions de rechange. Par exemple, le plex a déjà fait ses preuves. Les grands-parents peuvent habiter au rez-de-chaussée, alors que la jeune famille occupe les étages supérieurs. Quelques modèles proposent même deux portes d’entrée, une pour chaque unité, et parfois un passage intérieur qui les relie.

De plus, la conversion est toujours possible, c’est-à-dire qu’une partie du logement existant est convertie pour devenir indépendante. Par exemple, le garage ou le sous-sol peuvent être converti en un bachelor. Une fois de plus, l’idée consiste à prévoir que ces deux parties pourraient être réunies plus tard si besoin est.

Enfin, une nouvelle maison pourrait très bien être pourvue d’un espace indépendant dès l’élaboration des plans. Les deux ménages pouvaient y partager la cuisine et les espaces de dîner, mais chacun aurait ses propres chambres à coucher et salles de bain.

Choisir une de ces solutions dépend surtout du budget disponible et des règlements municipaux. Quant aux effets, ils seront bien tangibles dans une société où les aînés resteront actifs le plus longtemps possible tout en préservant leur indépendance.

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