Manger et boire local

Le projet Oxxford: coup d'éclat urbain

Le projet Ox­xford, c’est celui de trois hommes, le couturier québécois Philippe Dubuc, le designer d’intérieur Christian Bélanger, ainsi que le concepteur et entrepreneur Mario Di Palma.

«L’idée de base, quand j’ai acheté le terrain, c’était de transformer la vieille usine pour lui donner le look d’une usine de Boston, explique M. Di Palma. Après ça, [MM. Dubuc et Bélanger] ont créé l’intérieur.» Résultat : un univers urbain et éclaté au cÅ“ur du centre-ville montréalais.

Si le couturier de renom avait parfois des idées un peu trop irréalistes, c’est Christian Bélanger qui le ramenait à la réalité. «On a tous eu des idées flyées, raconte M. Di Palma, mais on se ramenait sur terre chacun notre tour.»

Cinq thèmes
C’est à travers cinq thèmes distincts que les trois créateurs ont conçu leur Å“uvre : le visionnaire, le nomade, le puriste, le robuste et l’express. Tous plus dynamiques les uns que les autres, ils permettent une conception uni­que dans une vision urbaine.

Toutes les unités du projet Oxxford donnent l’illusion d’un loft, malgré des chambres fermées. Si celles-ci sont parfois un peu petites, le reste de l’espace est toutefois maximisé en éliminant les murs, ce qui permet une luminosité parfaite grâce aux portes-fenêtres qui bordent les condos. Celles-ci, une fois fermées, coupent entièrement les sons provenant des rues avoisinantes et de l’autoroute Ville-Marie, une particularité due à leur épaisseur.

Dans les cuisines, Philippe Dubuc a choisi de créer des espaces cachés pour dissimuler le réfrigérateur. Un choix ingénieux qui élimine les détails superflus. Un peu plus de rangement aurait malgré tout été un avantage.

Chacune des unités a été conçue différemment, mais en préservant toujours
le côté tape-à-l’Å“il qui surprend immédiatement. Dans une des unités, par exemple, se trouve une douche entièrement vitrée, sur un palier plus bas que le plancher, accessible grâce à quatre marches descendantes, à chacune de ses extrémités.

Si le côté peu conventionnel des unités impressionne, reste qu’il risque de s’essouffler avec les années. «C’est sûr que ça prend une clientèle très ouverte d’esprit pour en apprécier le design», explique M. Di Palma, qui croit cependant qu’on peut facilement changer l’aspect des unités, compte tenu des thèmes utilisés. Le puriste, par exemple, c’est blanc. Le blanc, ça ne s’use pas, c’est passe-partout. Tu mets un mur rouge et ça change déjà tout le concept.»

Le 30 octobre dernier, le projet Oxxford a été officiellement lancé. Les premières unités seront prêtes le 1er juin. À ce jour, 11 ont déjà été vendues, surtout à des architectes et à des gens du milieu artistique et des médias.

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