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12:40 4 mars 2020 | mise à jour le: 4 mars 2020 à 12:40 temps de lecture: 3 minutes

Poursuite contre Pointe-Claire

Poursuite contre Pointe-Claire
Photo: ArchivesL’église copte Saint Peter Saint Paul souhaite démolir une ancienne école primaire afin de construire un centre communautaire.

Un couple de Pointe-Claire intente une poursuite afin d’empêcher l’église copte Saint Peter & Saint Paul, située sur le chemin Bord-du-Lac, de construire un centre communautaire. Anna Merulla et Félix Fiorello habitent juste en face et estiment le projet d’expansion dévaluerait notamment leur maison.

Dans les documents déposés en Cour supérieure, ils avancent que la Ville de Pointe-Claire a enfreint son propre plan d’urbanisme ainsi que le schéma d’aménagement et de développement de l’agglomération de Montréal en accordant un changement de zonage à l’institution religieuse.

Le plan d’urbanisme stipule que seules les constructions de maisons unifamiliales contiguës et les résidences multifamiliales seraient permises sur le lot que souhaite développer l’église.

De son côté, l’agglomération souhaite voir les villes favoriser une augmentation de la densité résidentielle dans les zones situées à proximité des gares de train et considérées comme des Transit-oriented-development (TOD).

Projet

L’église souhaite démolir une école désaffectée située sur sa propriété, près du lac Saint-Louis, pour construire un centre communautaire. On y retrouverait entre autres une scène, une cuisine, 16 salles de classe, une bibliothèque, un gymnase, un centre jeunesse et un autre pour les aînés. Une terrasse serait aménagée au deuxième étage.

Les plans comptent aussi une chapelle pour permettre un rassemblement de 200 personnes ainsi qu’un stationnement souterrain de 56 cases.

Par référendum, le voisinage a approuvé à 53% le changement de zonage au printemps 2019. Plus de 75% des résidents demeurant dans une zone adjacente au secteur concerné ont participé à cet exercice démocratique.

Les responsables de l’église copte sont découragés du tournant judiciaire.

«Les résultats du référendum n’ont pas été contestés. Mais les demandeurs essaient de trouver une autre manière d’arrêter la volonté du voisinage et de la Ville. Normalement, un vote, c’est déterminant.», souligne Shahir Guindi, un membre du conseil d’administration.

Il pense que la position légale des demandeurs est très faible et que les points qu’ils soulèvent ne seront pas retenus par la cour.

Anna Merulla et Félix Fiorello n’ont pas rappelé Cités Nouvelles. Pour sa part, La Ville de Pointe-Claire a indiqué que, par respect du processus judiciaire, elle commenterait le dossier une fois la décision rendue.

On saura en septembre si la cause sera entendue.

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