La SDC de Chabanel peut poursuivre ses activités
Pari gagné pour Pierre Desrochers, conseiller de Saint-Sulpice et président du Comité exécutif de la Ville de Montréal. Sa volonté de mettre en place une Société de développement commercial (SDC) dans le secteur Chabanel ne semble plus se heurter à l’opposition de certains commerçants. Ceux-ci avaient menacé de dissolution cette SDC dès sa création en raison d’une contribution financière annuelle obligatoire qu’ils jugeaient trop élevée.
Le conseil d’arrondissement du 8 août a approuvé le règlement de régie interne de la SDC District central et dès lors cette association peut poursuivre ses activités.
La SDC s’étend sur plus de 14 millions de pieds carrés dans le quadrilatère formé par le boulevard Saint-Laurent, la rue Sauvé et les autoroutes 15 et 40 qui englobent ledit «quartier de la guenille». Elle regroupe des entreprises de toutes tailles et de tous les secteurs. On y trouve aussi des travailleurs autonomes.
Nombreux parmi les 1784 gens d’affaires qui la composent refusaient la contribution financière annuelle obligatoire de 365$ et avaient déposé une demande en dissolution en avril. Celle-ci nécessitait l’appui de 187 membres, mais seuls 157 d’entre eux se sont présentés pour la signature du registre ouvert à cet effet.
«Il y aura une assemblée générale du CA en septembre et la direction de la SDC décidera alors de son budget et des modalités de contributions des membres», a expliqué Pierre Desrochers en entrevue avec TC Media. L’élu prendra part à cette réunion puisqu’il siège au CA en tant que représentant des élus de l’arrondissement.
Des contributions plus légères
Le président de la SDC, Charles Benchimol, qui avait mené la fronde contre la création de la SDC, avait annoncé en juin qu’il envisageait une solution pour réduire la participation financière pour certains commerçants.
Celle-ci devrait être de 50$ pour ceux qui occupent des locaux de moins de 1500 pieds carrés de superficie. Mais, la décision sera prise lors de la prochaine Assemblée générale.
Pour M. Desrochers, cette SDC devrait donner une impulsion nouvelle au quartier des affaires d’Ahuntsic-Cartierville. «Après ce léger contre temps, les choses devraient aller de l’avant, car nous avons bien besoin d’une entité comme la SDC pour relancer l’activité économique dans le quartier», a-t-il indiqué.