Ahuntsic-Cartierville

Le candidat du Bloc blâme Mélanie Joly

Le candidat du Bloc blâme Mélanie Joly
Photo: Collaboration spéciale/Antoine W. BécotteAndré Parizeau, le candidat du Bloc Québécois considère que la députée sortante n’a pas défendu les intérêts des résidents d’Ahuntsic-Cartierville sur la question du bruit des avions et sur l’arrivée de Canada Goose à Chabanel.

André Parizeau, le candidat du Bloc Québécois à Ahuntsic-Cartierville pour les élections fédérales, considère que la députée sortante Mélanie Joly a failli dans la représentation des citoyens de sa circonscription. Pour lui, elle a peu fait pour combattre le bruit des avions et ne regarde pas de trop près ce que fait Canada Goose à Chabanel.

«Le dossier du bruit des avions était sur la table lors des élections de 2015 et rien n’a bougé sur l’essentiel», clame M. Parizeau. Pour lui, la simple application de certaines normes de Nav Canada dans les procédures d’atterrissages et de décollage auraient pu améliorer la situation.

Il se fonde en cela sur une lettre rédigée par un pilote d’essai de chez Bombardier, Jean-Guy Blondin. Celui-ci explique par exemple que lorsque les avions sont en procédure d’approche et effectuent des manœuvres à 5000 pieds ou plus, le bruit est moins important. Au décollage, si les aéronefs atteignent tout de suite les 5000 pieds, ils seraient moins audibles au-dessus de la ville.

M. Parizeau accuse le gouvernement libéral et la députée d’Ahuntsic-Cartierville de fermer les yeux sur ces pratiques pour des raisons économiques. «Quand les normes ne sont pas appliquées, c’est le devoir du député de sonner la cloche pour dire que ça n’a pas d’allure», relève-t-il.

Il assure que le Bloc à Ahuntsic-Cartierville appuie totalement le groupe citoyen des Pollués de Montréal-Trudeau qui luttent contre le bruit des avions au-dessus de Montréal.

«Avoir une députée comme Mélanie Joly ou ne pas avoir de député du tout, parfois je me questionne quel est le moins pire ou qu’est-ce qui est le mieux», souligne-t-il.

Écomonie

L’arrivée de Canada Goose sur Chabanel pose pour M. Parizeau plus de problèmes qu’elle ne suscite l’enthousiasme. «Les employés de Canada Goose sont payés à la pièce, ce qui est un peu spécial en 2019», constate M. Parizeau.

Cette disposition n’est pas illégale si au bout de l’année le salaire reçu équivaut à condition que le résultat net représente au moins le salaire minimum pour le même nombre d’heures travaillées.

«Je me demande si Canada Goose est prêt à montrer ses chiffres et nous dire le niveau des salaires qu’il donne», s’inquiète-t-il.

Il évoque aussi le fait que les emplois pour le Québec sont affichés sur le site de Canada Goose uniquement en anglais. «Si c’est de ça qu’est fière Mélanie Joly, elle a un problème et nous les résidents d’Ahuntsic-Cartierville nous sommes un peu mal pris», observe-t-il.