Ahuntsic-Cartierville
18:34 5 juin 2020 | mise à jour le: 5 juin 2020 à 18:34 temps de lecture: 2 minutes

La ligne orange oubliée

La ligne orange oubliée
Photo: ArchivesLe prolongement de la ligne orange du métro jusqu’à la gare Bois-Franc permettrait de connecter une bonne partie du nord-ouest de Montréal au futur Réseau express métropolitain (REM).

Alors que l’Assemblée nationale s’apprête à voter le projet de loi 61 destiné à relancer l’économie par l’accélération de 202 projets d’infrastructure, c’est la déception à Ahuntsic-Cartierville. Le prolongement de la ligne orange vers la gare Bois-Franc a été écarté.

L’ajout entre la station de métro Côte-Vertu et de la future gare du Réseau express métropolitain (REM) Bois-Franc, à la frontière des arrondissements Saint-Laurent et Ahuntsic-Cartierville, est un parcours de deux kilomètres environ.

«C’est dur à comprendre, pour moi comme pour les Montréalais et les Lavallois. On ne saisit pas la logique du gouvernement dans la sélection des projets», révèle la conseillère de Bordeaux-Cartierville, Effie Giannou.

Elle avait fait adopter à l’unanimité, en novembre, une motion qui avait aussi reçu l’appui des conseils de Saint-Laurent et de la ville-centre. «Je n’ai pas eu à beaucoup batailler pour convaincre de la pertinence de ce projet», admet-elle.

Revendiqué par les citoyens depuis des années, il s’agit d’une extension quasi naturelle de la ligne orange puisqu’une bonne partie du tunnel est déjà creusée. «J’ai espoir que Québec inscrira ce projet dans les priorités, comme il la fait pour d’autres», dit Mme Giannou.

Le prolongement est jugé prioritaire, notamment par la mairesse de Montréal Valérie Plante qui l’a déjà défendu en début d’année devant le gouvernement Legault. Il est inscrit dans le plan décennal des infrastructures du Québec.

Espoir

«C’est un projet qu’on trouve pertinent, nécessaire et urgent, assure pour sa part la mairesse d’Ahuntsic-Cartierville, Émilie Thuillier. On souhaite qu’il se retrouve parmi ceux à réaliser rapidement.»

Pour elle, la publication des 202 projets ne signifie pas une fin de non-recevoir. Les discussions se poursuivent avec Québec. «Pour nous, c’est stratégique. Quand on parle de projets qui feront la différence dans le futur, celui-là en est un», confie la mairesse. Elle espère des changements d’ici l’adoption.

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