Ahuntsic-Cartierville
13:00 11 décembre 2020 | mise à jour le: 11 décembre 2020 à 13:00 temps de lecture: 4 minutes

Une nouvelle directrice pour le CLIC Bordeaux-Cartierville

Une nouvelle directrice pour le CLIC Bordeaux-Cartierville
Photo: Collaboration spécialeKaren Vespier, directrice du Conseil local des intervenants communautaires (CLIC) de Bordeaux-Cartierville

Karen Vespier est désormais à la tête du Conseil local des intervenants communautaires (CLIC). Elle a pris les rênes de la table de concertation de Bordeaux-Cartierville alors que la société est en pleine crise sanitaire et doit faire face aux urgences. Toutefois, cela ne lui fait pas perdre de vue les projets à long terme.

En poste depuis juillet, Mme Vespier semble avoir trouvé ses marques rapidement. «Comme je suis nouvelle, il y a une appropriation du rôle, mais je me vois comme une rassembleuse. Je travaille à réunir les organismes autour de projets communs pour répondre aux besoins de la population», mentionne-t-elle.

Arrivée aux commandes du CLIC au moment où il fallait répondre aux effets de la COVID-19, elle a observé un changement de dynamique. Le CLIC fait partie de la cellule d’urgence d’Ahuntsic-Cartierville qui répond aux besoins sociaux et sanitaires dans le quartier.

«Cela a pris l’essentiel de l’énergie et de l’attention au début. Nous étions en mode intervention. Cela est moins vrai aujourd’hui. Nous sommes plus en mode gestion. On commence à reprendre les fonctions qu’on avait avant la COVID», souligne-t-elle.

Même si elle habite à Cartierville et y a travaillé à un moment, elle avoue continuer à apprendre. «Je connais le quartier, mais pas de façon experte. En ce moment, j’approfondis la connaissance de Bordeaux-Cartierville», convient-elle.

Mme Vespier observe que le principal atout de ce secteur de Montréal c’est l’action concertée de ses organismes communautaires. «Ce que j’ai vu, c’est toute l’énergie de collaboration qui est très forte dans ce quartier», mentionne-t-elle.

Maison du citoyen

Pour elle, le dossier sur le haut de la pile, si on exclut les contraintes de la pandémie, demeure la future maison du citoyen. Cette bâtisse appartenait à la congrégation religieuse des sœurs de la Providence. Elle a été acquise par la Ville de Montréal pour en faire le Centre culturel et communautaire de la Cartierville (CCCC).

«Elle apportera beaucoup de choses. On la veut comme un lieu rassembleur pour les citoyens», promet Mme Vespier.

La future maison du citoyen ou Centre culturel et communautaire de Cartierville sera aménagé dans un bâtiment de 8000 mètres carrés sur la rue Grenet qui appartenait à la congrégation religieuse des sœurs de la Providence. Acheté par la Ville au coût de 4,6 M$, l’immeuble servait autrefois de centre d’hébergement pour les religieuses.

Outre les organismes qui auront leurs bureaux et locaux d’activités, le CLIC et le milieu communautaires veulent y aménager des espaces citoyens.

«C’est cela le côté novateur de cet édifice. Dans un centre communautaire, ce sont juste des organismes. Or, la maison de quartier offrira des espaces aux personnes. Il y aura une salle familiale, une salle créative. Quand les citoyens décident d’y aller avec leur enfant, c’est un lieu pour eux. Si les gens veulent aller se détendre ou jouer avec leurs enfants, ils peuvent le faire. Il y aura aussi une agora, une cafétéria. C’est vraiment un lieu d’échanges», énumère Mme Vespier.

L’effort est fait pour qu’à terme les citoyens puissent se l’approprier. «Cette maison de quartier c’est presque une identité. Elle peut jouer le rôle de lieu fédérateur», croit-elle.

La directrice est persuadée que la maison va créer une nouvelle dynamique dans le quartier. Elle apportera une amélioration du cadre de vie, ce qui est essentiel pour donner aux gens l’envie de rester à Cartierville.

«S’il y a une maison de quartier, s’il y a moins d’insalubrité, s’il y a plus de logements sociaux, de verdissement et de meilleurs transports en commun, les citoyens n’iront probablement pas ailleurs. Il faut qu’ils se sentent chez eux», confie-t-elle.

Mme Vespier souligne que la mobilisation des citoyens autour du projet sera accrue en 2021 alors que l’essentiel des travaux d’aménagements du centre sera terminé.

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