Ahuntsic-Cartierville
15:03 31 décembre 2020 | mise à jour le: 31 décembre 2020 à 15:48 temps de lecture: 3 minutes

Mélanie Joly a pu rapprocher Ottawa des électeurs

Mélanie Joly a pu rapprocher Ottawa des électeurs
Photo: Collaboration spécialeMélanie Joly, députée fédérale d’Ahuntsic-Cartierville.

La pandémie a permis un rapprochement entre les politiciens de la Chambre des communes et leurs électeurs, croit la députée fédérale d’Ahuntsic-Cartierville, Mélanie Joly.

«Alors qu’on est en distanciation physique, je n’ai jamais eu autant l’impression d’être proche de mon monde», confie la Libérale. Mélanie Joly s’est voulue disponible pour ses électeurs malgré un emploi du temps chargé.

«On dit souvent que le gouvernement fédéral est loin de la réalité des gens du fait de notre système politique. C’est la première fois qu’on a joué un rôle de gouvernement de proximité. On était là pour sauver l’économie», relève-t-elle.

Elle assure que ses fonctions de députée et de ministre du Développement économique étaient complètement confondues, parce qu’il fallait répondre aux interrogations, notamment sur la mise en place d’un filet social.

«Nous avons été inondés d’appel parce que les gens perdaient leur emploi. Rapidement, nous les avons dirigés vers la Prestation canadienne d’urgence (PCU)», indique-t-elle.

Les entreprises avaient aussi des inquiétudes auxquelles l’élue devait répondre. «Je me souviens d’une conversation avec des entrepreneurs de Chabanel. Des gens partaient à pleurer. Ils nous disaient qu’ils étaient sous le choc. Débordés par l’ampleur de la chose. Du jour au lendemain, ils manquaient de liquidité et voyaient le travail d’une vie qui était à risque», raconte Mélanie Joly.

Adaptations

Les mesures mises en place par Ottawa évoluaient en fonction des informations que les députés recevaient sur le terrain. Au début, ils ont notamment appris que le montant de la subvention salariale était insuffisant et que les jeunes pousses n’y avaient pas accès.

«Il y avait des entreprises qui tombaient entre les craques alors qu’elles pouvaient demander l’aide de Développement économique Canada pour le Québec, dont je m’occupe. On a pu sauver 22 000 emplois grâce à ce programme», affirme Mélanie Joly.

D’autres entreprises s’adaptaient pour répondre à un marché qui avait émergé de manière impromptue.

«Tout à coup les usines de Chabanel se sont mises à fabriquer des masques et des sarraus. Nous leur avons donné de l’information pour qu’ils puissent participer à l’effort de guerre dans l’approvisionnement en matériel de protection individuelle», assure la députée d’Ahuntsic-Cartierville.

Des changements brusques et des adaptations qui rendaient les choses difficiles à comprendre et tout le monde n’avaient pas la capacité de naviguer dans les méandres administratifs.

«Nous étions en première ligne. Nous sommes devenus le guichet unique pour tous les enjeux», assure l’élue fédérale.

Pour le milieu communautaire plus habitué à trouver de l’aide au municipal et au provincial, le fédéral viendra à sa rescousse de manière indirecte.

«Nous avons beaucoup travaillé avec les organismes communautaires pour comprendre leur réalité», relève Mélanie Joly.

Le soutien est passé par le rehaussement du financement fédéral des grands réseaux nationaux comme Centraide ou les YMCA.

«C’est ainsi que les aides ont été réparties au niveau local. Quand Centraide peut préparer des repas chauds, ils sont distribués par la Corbeille Bordeaux-Cartierville», illustre Mme Joly.

Elle assure que son équipe qui a travaillé à distance n’a jamais eu autant de labeurs que durant ces derniers mois.

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