Ahuntsic-Cartierville
16:51 17 février 2021 | mise à jour le: 17 février 2021 à 16:51 temps de lecture: 3 minutes

Marionnettes à pédales dans les ruelles d’Ahuntsic-Cartierville

Marionnettes à pédales dans les ruelles d’Ahuntsic-Cartierville
Photo: Collaboration spéciale/Michael AbrilIsabelle Payant

Cet été la bécane à histoires sillonnera les rues et ruelles de l’arrondissement pour présenter un spectacle de marionnettes inédit de la compagnie de théâtre les petites âmes, qui élit domicile à Ahuntsic.

L’artiste-marionnettiste Isabelle Payant se promènera à vélos en compagnie du compositeur et musicien René Oréa pour raconter ses histoires.

Leur compagnie, qui vient de recevoir un soutien financier de 25 000$ de la part du Conseil des arts de Montréal, pourra acquérir notamment le matériel nécessaire pour monter leur projet.

«La bécane à histoires, c’est un gros vélo avec un petit théâtre de marionnettes dessus. À la nuit tombante, nous allons nous rendre dans des petits coins reculés de l’arrondissement pour rencontrer nos spectateurs et raconter une histoire de bonne nuit ou pas», décrit la directrice artistique, Isabelle Payant.

Le vélo-théâtre aura un coffre à l’avant pour transporter les personnages, les décors et l’équipement d’éclairage. Le musicien suivra sur un vélo ordinaire.

Pour le moment, Mme Payant est en train de créer ses personnages de ses marionnettes et d’écrire les histoires. Tout est nouveau dans ce projet.

«Les classiques de demain se font aujourd’hui. C’est certain que nous sommes dans la création et pas dans des reprises de choses déjà vues», assure-t-elle.

Actuellement, elle est en résidence dans le cadre du programme «une école accueille une artiste» à l’école primaire Louis-Colin, à Ahuntsic. C’est là qu’elle dit trouver une grande partie de son inspiration.

«J’ai 28 groupes que je vois trois fois par semaine et on fait différents exercices. Je me nourris de ce qu’ils me racontent, de ce qu’ils aiment et de ce qui les intrigue. Ils me disent quels personnages ils arrivent à créer», énumère-t-elle.

Le projet de marionnettes est en train de prendre forme dans sa tête de manière assez précise.

«Il y a un petit aspect délavé de l’Europe de l’Est qui me trotte en tête. On va essayer de tirer parti de ce que nous permettent les éclairages le soir. Un côté un peu lugubre, le cauchemar sympathique n’est pas très loin», relève Mme Payant.

Calendrier

Les dates de représentations ne sont pas bouclées. Toutefois, l’artiste suppose que ce sera vers la fin de l’été.

«Il y a une question de soleil. L’été passé, la chose qui m’a manqué beaucoup, c’est de pouvoir jouer avec les éclairages. On aimerait vraiment ça être plus à la tombée de la nuit», indique-t-elle.

Il est difficile de dire si ce spectacle de marionnettes conçu dans un contexte de pandémie porte en lui les restrictions imposées par les mesures sanitaires, notamment la fermeture des salles de spectacles.

«Il n’y a rien où c’est écrit dessus pandémie. Cela nous laisse une grande liberté. La meilleure façon d’aller à la rencontre du public c’est de continuer de développer des choses pour la salle en se disant: je vais pouvoir y aller un jour. Je ne peux pas vivre en attendant ce jour. Nous [les artistes, les familles, les gens, nous en avons besoin maintenant, alors on crée pour que rien ne nous empêche d’aller à la rencontre du public», soutient-elle.

L’été passé, elle avait adapté ses spectacles de scène pour des bulles familiales.

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