Les ambitions de Pierre Gagnier
« La campagne a été dure, note-t-il. J’ai perdu 4 à 5 livres cette fois. Les fois précédentes, c’était une livre à une livre et demie. » Pour se présenter, il a surtout tenu à rencontrer les gens en groupe, dans les centres communautaires ou dans les résidences pour aînés et il a souvent arpenté la rue Fleury à l’est et à l’ouest. Un choix justifié par la densité et l’étendue de l’arrondissement ainsi que la durée. « Moi j’aime le monde et la jasette, comme Denis Coderre, dit-il. Sauf qu’au bout de 45 jours, on a hâte de revenir au travail parce que c’est épuisant. »
Ces rencontres directes ont aussi été l’occasion pour faire un bilan sur son dernier mandat avec des citoyens. « Tu reçois les tapes sur l’épaule, comme les critiques ainsi que les demandes. C’est aussi une rencontre avec la vérité. Tu vois si ton mandat a été positif », confie-t-il.
Perspectives
Le nouveau mandat, souligne-t-il, sera celui des infrastructures. « J’ai reçu des sollicitations en ce sens. Il faut améliorer nos services de voirie, refaire le plus grand nombre de rues possible et en finir avec les nids-de-poule », promet-il. Il admet aussi que les budgets sont en deçà des besoins.
À ce propos, il compte beaucoup sur la nouvelle répartition du Programme triennal d’immobilisations que proposera Denis Coderre, le nouveau maire de Montréal. « La première tâche du maire sera de départager le budget. Je me fie aux engagements qui ont été pris par le maire pour tenir mes promesses et celles du parti », précise-t-il.
Il évoque également le règlement du problème du stationnement Place l’Acadie. « J’ai parlé avec nos services et le promoteur du projet. Il y a des terrains exploitables aux alentours, il s’agit de s’y mettre », déclare-t-il. Il s’engage à continuer le mur antibruit pour ce secteur. « Les gens ont droit aussi au confort. »
L’aménagement des berges lui tient également à cœur. « C’est un défi emballant. Il faut offrir l’accès à la rivière pour nos citoyens », assure M. Gagnier.
Il rappelle aussi la création prochaine d’une cour de service pour la ville sur la rue Port-Royal où seront regroupés plusieurs départements aujourd’hui éparpillés. Il soutient aussi la création dans Bordeaux-Cartierville d’une maison du citoyen,« un complexe culturel avec une bibliothèque et un centre communautaire, prévoit-il. Harout Chitilian (conseiller de ville pour le district, NDLR) a travaillé très fort pour cela. Il faut laisser le temps au projet de mûrir. » Il aspire aussi à l’aménagement de trottoirs sur Gouin et Laurentien.
Les grandes ambitions
Le mandat précédent a été surtout celui de la comptabilité. L’arrondissement accusait un déficit de près de 4 millions de dollars qu’il a fallu combler.
Aujourd’hui, Ahuntsic-Cartierville se porte mieux financièrement et le temps est venu de rêver aux grands projets. « Il y a eu des corrections sur le plan financier, mais nous avons aussi fait beaucoup dans les parcs avec les équipements pour les jeux ou pour les terrains de soccer. Nous avons aussi installé les gardiens de parc », précise-t-il.
Toutefois, il reconnaît que le moment est venu pour concrétiser ce qui avait été esquissé avant la fin du mandat précédent et qui avait suscité des débats, pour le moins, animés.
Il y a les plans des condos sur la rue Meilleur, « qui avaient pris une pause à cause des élections ». Il rappelle aussi les projections faites sur le terrain des anciens garages de la MTQ, dit aussi projet Musto, « qui reviendra sûrement sous une autre forme », suppose-t-il. Dans cette même optique, il mentionne les cas de la rue Louvain, ou le boulevard Métropolitain et les 10 millions de pieds carrés à développer au marché central.
On a reproché à Pierre Gagnier d’avoir souvent changé de parti durant sa carrière politique, il considère que cela est une force pour travailler avec des élus issus de formations différentes.