Sécurité aux abords du parc Tolhurst : un gros malentendu?
Si les policiers se sont déplacés en grand nombre le 23 septembre, à la maison des Açores, à proximité du parc Tolhurst, ce n’était pas pour une intervention. C’était pour assister à la réunion sur le sentiment de sécurité dans le secteur Meunier-Tolhurst.
Organisée par Solidarité Ahuntsic (par le biais du comité Saint-Benoit), la réunion a regroupé des policiers – même le chef du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) Marc Parent était de la partie – des intervenants communautaires et des élus.
« Si vous n’en aviez pas parlé, je n’aurais pas su qu’il y avait des problèmes de sécurité dans le quartier », a indiqué une citoyenne. Un commentaire qui a provoqué des rires dans la salle et qui a, d’une certaine manière, emmené le débat ailleurs.
Beaucoup d’intervenants ont salué la présence des jeunes résidents des Habitations à loyer modique (HLM) dans la salle. Car, sans vraiment le dire, c’était eux qui étaient pointés du doigt lorsqu’on a évoqué les problèmes d’incivilités et de ventes de drogue en 2013.
Cette fois, c’est l’appréhension que suscite l’accoutrement des jeunes qui a été questionné.
« C’est très dommage d’entendre ce que vous dites sur les capuchons, a dit Guzzi, un jeune des HLM. Moi j’en porte parce que j’ai toujours eu froid à la tête. Les gens nous regardent de loin et ne viennent pas demander qui nous sommes. »
Cette amorce de dialogue a été notée avec satisfaction par Marc Parent.
« Demain, la dame qui a parlé des capuchons et ce jeune vont se rencontrer dans la rue et vont se parler », a –t–il dit tout en appelant à ne pas donner trop d’importance aux apparences. « La peur vient de l’inconnu et elle est souvent basée sur des perceptions. »
Les questions de la vitesse et des moyens pour la réduire sur les rues adjacentes au parc Tolhurst ont été longuement abordées.