Soutenez

Le projet des garages du MTQ fait reparler de lui

L’étude de circulation dans le secteur du Plan particulier d’urbanisme (PPU) Henri-Bourrassa Ouest a été présentée le 10 juin, au collège Bois –de –Boulogne. Une soirée de consultation très attendue qui a permis de comprendre les transformations que connaîtra ce secteur dans les vingt prochaines années.

Des bâtiments diversifiés avec une place privilégiée pour les familles et de logements sociaux abordables, une école primaire et un parc, tout cela jouxtant un boulevard Henri-Bourassa à six voies au lieu de huit, favorisant le transport actif et le déplacement sécuritaire des piétons.

Le PPU applique aussi les principes d’efficacité énergétique des bâtiments, de lutte contre les îlots de chaleur et la récupération des eaux pluviales.

C’est l’image que renvoient les projections présentées par la Ville et l’étude de circulation réalisée par la firme SM international à la soixantaine de personnes présentes à la soirée d’information et dont un nombre important est allé au microphone pour faire des remarques ou poser des questions.

Un taux d’occupation inquiétant

Le secteur concerné par ces développements futurs se situe à l’angle du boulevard Henri-Bourassa Ouest et la voie ferrée du Canadien Pacifique. La Ville suppose qu’elle pourra développer le secteur à plus ou moins long terme en récupérant plusieurs terrains. Ceux du secteur industriel qui bordent la voie ferrée, ceux de la Société d’assurance automobile du Québec, ceux de la prison Tanguay et en exploitant le site des anciens garages du MTQ.

Le PPU prévoit, sur une période de 20 ans la réalisation de 2192 unités de logement.

La présentation était aussi l’occasion de voir comment, dans un avenir proche, seront occupés les anciens garages du ministère des Transports (MTQ). Car ce projet est tout simplement la première phase tangible de ce qui adviendra du secteur Henri-Bourassa Ouest.

Pour Pierre Larue, conseiller en aménagement et chargé de projet à la direction du développement du territoire de l’arrondissement, le développement du secteur prend en compte le respect du Plan d’urbanisme de la Ville de Montréal, du Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) de la Communauté métropolitaine de Montréal. Il doit répondre aussi aux recommandations de l’Office de consultation publique de Montréal.

Il respecte la concertation citoyenne, les principes de développement durable et le minimum de densité édicté par le PMAD.

Pour rappel, avant que la ville ne propose cette vue à plus grande échelle du développement de ce secteur, une consultation publique sur le développement des anciens garages du MTQ avait abouti, en 2012, au rejet du projet à cause du taux d’occupation trop important à l’hectare.

Si dans le projet global, le niveau d’occupation moyen de 80 logements à l’hectare, comme l’édicte le PMAD est respecté, ce n’est pas le cas, sur le site du MTQ, le projet à réaliser à court terme. La densité de logement inquiète. Le taux sera de 105 appartements dans des édifices de trois à quatre étages. Situation qui a suscité une vive réaction de l’assistance.

Le projet qui verra le jour assez rapidement appartient à Contructions Musto. « Pour le moment, il n’y a rien de formel, nous n’avons rien déposé à la ville », a indiqué Marco Musto, patron de l’entreprise immobilière, en entrevue téléphonique avec Le courrier.

M. Musto était également présent à la soirée d’information. « Au vu des études même avec des projets plus étendus il n’y aura pas de problèmes particuliers de concentration », a-t-il indiqué.

Il a relevé qu’en générale ce sont les entrepreneurs qui font les études, mais cette fois : « c’est la ville qui a pris l’initiative, elle veut aller de l’avant, c’est une bonne chose. »

Le chemin est encore long

Si les perspectives à long terme sont prometteuses, sont-elles pour autant réalistes? Luc Villandré, citoyen, a demandé si la prison Tanguay compte faire des travaux de rénovation. Dans l’affirmative, cela suppose qu’il n’y a pas de projet de déménagement de cet établissement à moyen terme.

« Il n’y a aucun accord formel à propos des ventes des autres terrains », a reconnu Richard Blais, chef de la division urbanisme, permis et inspections à l’arrondissement tout en précisant que dans le domaine des ventes de terrain la discrétion est de mise.

Lire également le pointde vue de citoyens après la présentation publique du PPU et du plan de circulation à Henri-Bourassa Ouest.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.