Soutenez

Une députée sur tous les fonts

Diane de Courcy, connue au plan nationale comme ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles et ministre responsable de la Charte de la langue française, n’en est pas moins députée de Crémazie. À la fin de la session parlementaire, elle a voulu faire le bilan de ces premiers mois de législature. Elle s’est confiée en exclusivité au Courrier.

«Pour moi c’est très important de rendre des comptes. Je crois que les électeurs m’ont accordé un grand privilège, je me dois de leur rendre des comptes», justifie Mme de Courcy. Sa position de ministre est-elle en faveur des citoyens qui l’ont élu ? «Je valorise énormément le rôle de député», indique-t-elle. Toutefois, elle précise «quand on fait partie du gouvernement, on a aussi la certitude de s’inscrire dans les priorités gouvernementales». Mme de Courcy était intervenue récemment au niveau local alors que des citoyens du domaine Saint-Sulpice s’étaient fortement inquiétés de l’installation à proximité de leurs habitations du centre de compostage de Saint-Michel. Elle a pu organiser une rencontre avec le ministre du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs, Yves-François Blanchet. Celle-ci aura lieu en septembre «Je crois que j’ai contribué à rassurer au moins sur la transparence des informations et voir toutes les avenues possibles», avance-t-elle.

Et de préciser : «je suis d’un gouvernement qui pense que si on n’a pas bien compris et que des faits nous sont soumis, on peut revoir nos décisions». «Les mauvaises langues diront les gens reculent, moi je dis, on réfléchit et on avance avec les citoyens.»

À l’écoute de la contestation

Le problème de l’installation de centre de compostage se pose quasiment dans les mêmes termes à l’ouest de l’arrondissement, près du bois de Saraguay, mais cela se situe dans une autre circonscription. «Si ma collègue voisine a besoin de mon appui en pensant que ça pourrait aider, je suis disponible», propose Mme de Courcy.

Dans son bilan, Mme de Courcy a mis en évidence les aides financières qu’elle a pu octroyer à différents organismes et individus. Cette démarche de colleteurs de fond ou de donateur s’inscrit dans le rôle du député. «Il faut s’assurer que les subsides gouvernementaux soient disponibles», dit-elle. Quant aux critères de choix des organismes bénéficiaires, Mme de Courcy affirme que : «la seule chose qui nous décide c’est la transparence. On va tenter d’aider les groupes qui n’auraient pas accès à d’autres subventions. C’est le cas des organismes qui viennent en aide aux personnes ainées, c’est le cas des individus qui ont de petits projets qui ne peuvent faire des demandes pour de grandes subventions, c’est aussi les cas des enfants issues de familles dans le besoin, les gens pas éligibles et les citoyens les plus vulnérables». Elle ajoute que la culture et les loisirs s’inscrivent aussi dans ses priorités.

Elle croit aussi que «le député est le premier représentant des besoins de sa communauté et les citoyens l’utilisent comme tel». «J’encourage les citoyens à m’écrire pour me faire part de leurs commentaires et de leur appui aussi», conclut-elle.

Une société d’histoire dans Crémazie

Diane de Courcy appui la création d’une société d’histoire de Crémazie. La suggestion est venue après la rencontre de la députée avec des représentants de Cité Historia et de la société d’histoire du domaine de Saint-Sulpice. Un comité sera mis en place pour la mise sur pied d’une société d’histoire dans Crémazie l’année prochaine.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.