Pas de chats sans permis
«Il s’agit d’un règlement pris par la ville et c’est aux arrondissements de trouver les modalités pour l’appliquer», explique Gilles Coté directeur du développement du territoire.
La nouveauté concerne les chats, puisque les propriétaires de chiens doivent posséder un permis de toute façon pour leurs animaux.
Actuellement, il en coute 30$ par année pour un chien. Dans le nouveau règlement, le permis pour un chien non stérilisé coutera 50$. Il ne coutera toutefois que 25$ quand le pitou sera stérilisé.
Pour les chats, on propose d’accrocher un médaillon ou d’injecter une micropuce à l’animal chez un vétérinaire. La stérilisation n’est pas obligatoire. Les médailles pour les chats non stérilisés couteront 15$ par an alors qu’elles ne reviendront qu’à 5$ pour les chats stérilisés. «Si les gens font injecter une micropuce à leur chat, leur permis sera gratuit», annonce Gille Côté.
«Une campagne d’information sera lancée cet automne pour donner aux gens le temps de se préparer et de comprendre», indique Marlène Ouellet, des communications de l’arrondissement.
Humaniser la lutte
Les chats errants ont aussi droit à un traitement particulier à partir de cet été. Le contrat qui lie l’arrondissement à la société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) ne se suffit plus de la capture et l’euthanasie. «On a préféré une méthode plus humaine et plus civilisée, même si elle nous coute plus cher», dit M. Coté.
Les chats seront capturés, vermifugés et stérilisés. Ils seront ensuite réintroduits dans le territoire où ils ont été pris. La méthode, qu’on pourrait appeler par commodité capture-stérilisation-retour, a déjà fait ses preuves à New York depuis de nombreuses années. Elle est déjà mise en application dans d’autres arrondissements de Montréal. Cette disposition coutera 10000$ à l’arrondissement. La stérilisation des animaux sera facturée au nombre d’individus capturés et traités, à concurrence de la somme allouée, précise-t-on à l’arrondissement. Le contrat total avec la SPCA, valable jusqu’en juin prochain, a été approuvé à 105 000$.
Dans Ahuntsic-Cartierville, les problèmes liés aux chiens et chats errants ont donné lieu à 77 plaintes de citoyens en 2012. Pour la première moitié de 2013, l’arrondissement a déjà reçu 39 doléances.
Des parcs à chien en perspective
La soirée de consultation du 11 juin sur la création de nouveaux parcs à chiens aura permis de voir les terrains disponibles dans l’arrondissement. Il faut savoir qu’à Ahuntsic-Cartierville il existe déjà deux parcs d’exercices en plein air pour chiens, au parc Saint-Benoit et au parc du Saut-au-Récollet. L’ancien terrain de pétanque du parc Ahuntsic est dédié également à l’exercice pour la population canine.
L’arrondissement avait reçu des pétitions pour créer des parcs à chien à Ahuntsic, au parc Henri Julien, au parc Saint-Alphonse et à Cartierville.
Selon Gille Coté, «la soirée a permis aux gens de se parler et de voir les compromis possibles». «Quand tout le monde sera d’accord, on commencera l’étude préliminaire pour réaliser des parcs», a-t-il précisé. On estime le coût moyen pour la réalisation d’un parc à chien de 100 à 150000$ par parc.