Fin de partie au 2005 Victor-Doré
«Les écoles du quartier sont en surpopulation et, pour certaines, en surpopulation critique», rappelle Jocelyne Cyr, commissaire scolaire de Cartierville. C’est ce qui a motivé la décision.
Elle cite notamment les écoles François-de-Laval, Saint-Odile et Gilles Vigneault, même si cette dernière a bénéficié d’une extension. «Il faut savoir qu’autour des écoles François-de-Laval et Saint-Odile, il y a des constructions, ce qui va augmenter la population et donc la demande en places, précise la commissaire scolaire. Nous voulons que les enfants demeurent dans leur quartier.»
C’est confirmé: on récupère le bâtiment rue Victor-Doré. Mais on n’a pas encore décidé de la vocation de l’école qui y sera installée.
Celle-ci ne sera pas ouverte en 2013. L’immeuble connaîtra d’abord des travaux de rénovation et un éventuel désamiantage.
Dispersion des organismes
Des organismes ayant des liens avec les écoles du quartier pourront demeurer sur place. Seul Jeunesse 2000, point de service de la maison des jeunes de Bordeaux-Cartierville, n’aura pas à plier bagages. L’organisme a rénové récemment ses locaux situés au sous-sol.
À la CSDM, on s’attelle aussi à trouver une solution pour Un milieu ouvert sur ses écoles, un projet lié, comme son nom l’indique, à l’éducation.
Une quinzaine d’organismes ont élu domicile au 2005, rue Victor-Doré. Ils ont sept mois pour trouver un nouveau local et s’y installer.
Ce déménagement sous-entend une réorganisation complète pour les contacts, les partenaires et les habitués. Des femmes qui assistent à des cours de francisation ou d’autres formations, des aînés qui viennent pour se retrouver autour d’une partie de cartes ou des discussions… Un changement d’habitudes à prévoir et, surtout, une dispersion très probable des organismes.
Incertitude?
Si l’éventualité d’un déménagement préoccupe les organismes, l’incertitude demeure. Aux Loisirs de l’Acadie, on ne sait toujours pas où se reloger.
À Concertation-Femme, on évoque la confidentialité des contacts actuels. La directrice, Maysoun Faouri, a renvoyé le Courrier vers le Conseil local des intervenants communautaires de Bordeaux-Cartierville , le CLIC, pour tout éclaircissement. Au CLIC, le moment semblait mal choisi pour avoir des réponses.
On suppose que pour les cinq années à venir, il faudra trouver une relocalisation provisoire dans l’éventualité de la concrétisation du projet de la Maison des citoyens.
L’arrondissement paie le loyer de ces organismes. On nous assure que les négociations vont bon train pour la location de nouveaux locaux. Des organismes auraient même visité des bâtiments.
Est-ce que les organismes seront encore réunis sous un même toit? Pas forcément: ils seront probablement dispersés.
Aux dernières nouvelles, les solutions envisagées sont un centre commercial à côté de la bibliothèque de Cartierville et un ancien bureau de poste sur le boulevard Laurentien, près de la rue de Salaberry.